Nouvelle Constitution ivoirienne : l’opposition rejette «la démarche » de Ouattara

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Pascal Affi N’guessan

L’ancien Premier ministre ivoirien Pascal Affi N’Guessan, chef du parti de l’ex-président Laurent Gbagbo

L’opposition ivoirienne, qui a été convoquée mardi par le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara en vue d’«un consensus » sur la nouvelle Constitution devrait être soumise à référendum avant la fin de l’année 2016, a rejeté la démarche du président de la République, lors d’une rencontre à la présidence.

Affi Nguessan, le chef du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, a souhaité la tenue des états généraux de la République « d’abord », alors que le pouvoir a déjà réfuté cette recommandation.

« J’ai initié cette rencontre pour partager avec vous mes réflexions et mes pensées par rapport à la constitution de notre pays. J’avais décidé de le faire depuis la campagne et même la pré- campagne (….) J’ai voulu avoir cet échange avec vous afin de trouver un consensus pour une nouvelle constitution », a dit M. Ouattara.

Le président ivoirien a annoncé qu’il rencontrera à partir de mercredi les chefs traditionnels, les jeunes, les associations de femmes, ajoutant qu’au sortir de ces échanges « les résultats des réflexions » seront remis au comité d’experts pour une « proposition de texte. »

Le 31 mai, le président Ouattara a procédé à la mise en place d’un comité d’experts chargé de rédiger la nouvelle Constitution, dans laquelle il devrait être extirpé les points conflictogènes.

Le leader du parti de Gbagbo, également chef de file de l’opposition, avait exprimé son accord pour la révision de la Constitution tout en souhaitant que cela se fasse de manière « transparente et démocratique ».

Les états généraux évoqués par M. Affi visent revisiter les différents pans de la crise postélectorale ivoirienne qui a fait plus de 3.000 selon des enquêtes officielles.

L’un des points focaux de cette révision constitutionnelle concerne l’article 35 qui consacre l’éligibilité du président de la République. Selon le texte actuel, peut être candidat toute personne née de père Ivoiriens, eux-mêmes Ivoiriens de souche.

Erick de Baru
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