Offensive contre Boko Haram : Les soldats tchadiens « ne sont pas » encore sur le sol nigérien

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Des soldats tchadien en patrouille à Malam Fatori au Tchad, le 3 avril 2015 Afp - Philippe Desmazes

Des soldats tchadien en patrouille à Malam Fatori au Tchad, le 3 avril 2015, Afp – Philippe Desmazes

Le ministre nigérien de la Défense, Hassoumi Massaoudou, a indiqué que les soldats tchadiens n’étaient pas encore arrivés sur le sol nigérien pour renforcer les forces locales, après l’attaque du groupe islamiste nigérian Boko Haram contre Bosso (sud-est), localité faisant frontière au Nigéria.

M. Massaoudou a démenti que les premiers éléments tchadiens devant être envoyés dans la région pour combattre contre les insurgés nigérians « ne sont pas là », ajoutant : « Je ne sais pas quand ils arriveront mais pour le moment nous surveillons la zone avec nos moyens aériens ».

« Boko Haram ne contrôle pas Bosso. Ils ne peuvent pas. Nos hélicoptères surveillent la zone en permanence et s’ils se mettent à découvert, ils s’exposent aux frappes aériennes« , a-t-il dit, avant de rappeler que la ville est « vide » et les populations ont fui la localité.

Mercredi soir, une source sécuritaire nigérienne avait indiqué qu’une trentaine de véhicules tchadiens étaient arrivés à Bosso, où quelque 2.000 hommes devraient faire mouvement vers le théâtre des opérations, ont rapporté plusieurs médias.

«Notre objectif, et nous l’avons partagé avec nos partenaires tchadiens, c’est que nos forces soient de l’autre côté de la frontière’‘, a souligné le ministre nigérien de la Défense, relevant que ce déploiement des militaires des deux pays visent la sécurisation de leurs frontières respectives à partir du nord du Nigeria.

Le groupe Boko Haram a attaqué le 3 juin deux postes de sécurité de la ville de Bosso, où quelque 50.000 personnes ont fui la zone pour trouver refuge dans d’autres localités.

Le président nigérien Mahamadou Issoufou qui avait sollicité les forces tchadiennes après l’attaque de Bosso, s’est rendu mardi à N’Djamena pour s’entretenir avec son homologue tchadien Idriss Déby, avec en première ligne de la lutte contre les groupes jihadistes en Afrique subsaharienne. 

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