Orange en RDC dans les tout prochains mois

Orange en RDC dans les tout prochains mois

Aucune date officielle n’est avancée pour  l’événement dans le secteur de la téléphonie mobile en RDC car la transformation de Congo Chine Télécom (CCT) se poursuit encore et le cap vers Orange ne sera mis qu’après les derniers réglages techniques nécessaires. Toutefois, a rassuré le directeur exécutif international Orange de la zone Afrique, Moyen-Orient et Asie, Marc Rennard, tout ne serait plus qu’une question de quelques mois.

Le lancement des activités du Groupe France Télécom Orange en RDC est donc imminent. En sa qualité de président du Conseil d’administration de CCT, Marc Rennard a présidé le 5 septembre une réunion du conseil, en présence des administrateurs. La rencontre programmée dès le lendemain, soit le 6 septembre, en présence du directeur général de CCT, Jean-Léon Bonnechère, et de quelques hauts cadres, visait avant tout à partager certaines informations sur la transformation de CCT.

L’opérateur français est assuré aujourd’hui de la totale maîtrise des  parts de l’entreprise. En effet, sur un document publié par le Comité de pilotage de la réforme du portefeuille de l’État (Copirep), il est confirmé que l’État congolais a cédé 49 % des actions et droits de vote qu’il détenait de la société CCT au terme d’un processus d’appel d’offres. Ce dernier a abouti à la cession des parts de l’État à l’opérateur français (France Télécom ».  Une information confirmée à la presse à travers un communiqué. Depuis le 21 octobre 2011, le Groupe français détient 100% du capital de CCT que se partageaient initialement l’équipementier ZTE (51%) et l’État congolais (49%).

Le grand défi aujourd’hui est de ramener la société aux standards internationaux pratiqués par le Groupe présent dans 35 pays. « La RDC sera le premier pays francophone le plus important, plus important même que la France. Nous parlons d’une population de l’ordre de 70 millions d’habitants. Ce sera le deuxième pays de l’ensemble du Groupe en termes de clients  », a précisé Marc Rennard. En neuf mois, plusieurs décisions ont été prises. « L’opérateur chinois opérait avec un management exclusivement chinois. Nous avons engagé directement une opération de transformation qui a consisté, notamment, à intégrer le personnel local parmi les cadres et d’améliorer leurs conditions de travail. Il y a eu des sessions de formation. Aujourd’hui, nous employons 600 personnes. Nous avons bâti notre projet, défini nos priorités, réfléchi sur le déploiement, l’extension du réseau et l’amélioration de la qualité ».

Des investissements massifs ont bien été mis en jeu pour faire avancer le projet sur le plan technique. Il est aussi question d’intégrer plusieurs innovations techniques et produits nouveaux qui seront progressivement dévoilées au public. « C’est un chantier passionnant. On avait deux choix : partir de zéro ou alors racheter un opérateur qui n’était d’ailleurs pas au top. Il fallait donc apporter les aménagements et surtout former le personnel. Les contraintes étaient nombreuses dont la logistique, par exemple », a expliqué Jean-Léon Bonnechère. Selon le DG de CCT, il est important d’assurer une couverture et d’intensifier en même temps le réseau. Et les actions d’intensification touchent Kinshasa et certaines zones dans l’est du pays  (les deux Kivu), le Katanga et dans d’autres villes. Il faudra encore du temps. Au stade actuel de la transformation, l’on a annoncé les travaux de construction sur 120 sites en 9 mois. Un intérêt se concrétise de plus en plus pour passer au réseau de troisième génération. CCT représente actuellement moins de 10% du marché, soit 2 millions d’abonnés actifs dont une bonne partie dans l’intérieur du pays.

Laurent Essolomwa 

 


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