Panama Papers: Jaynet Kabila, soeur du président congolais, impliquée

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Les Panama Papers, une enquête mondiale sur les paradis fiscaux.

Les Panama Papers, une enquête mondiale sur les paradis fiscaux.

Depuis dimanche 3 avril et durant toute la semaine, un consortium de journalistes internationaux dévoile les résultats de neuf mois d’enquête sur les « Panama Papers ». Il s’agit de plus de 11 millions de documents émanant de Mossack Fonseca, une firme panaméenne chargée de créer et domicilier des sociétés basées dans des paradis fiscaux. Entre 1977 et 2015, ce sont plus de 214 000 entités offshore qui ont été créées ou administrées par la seule Mossack Fonseca, dans 21 paradis fiscaux différents et pour des clients de plus de 200 pays. Certains responsables africains figurent parmi ces derniers.

Selon l’enquête du consortium, de nombreux clients de Mossack Fonseca sont loin d’être des anonymes : célébrités, sportifs, hommes d’affaires mais aussi 140 responsables politiques issus de 50 pays. Mais contrairement à l’Europe et au Moyen-Orient, en Afrique, aucun chef d’Etat en exercice n’apparaît personnellement comme détenteur d’une société offshore.

Qui utilise les sociétés offshores de Panama Papers

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Seul l’ancien président soudanais al-Mirghani, décédé en 2008, est directement impliqué. En revanche, on retrouve six proches de dirigeants, comme le neveu du président sud-africain Jacob Zuma, la veuve de l’ex-chef d’Etat guinéen Lansana Conté et le secrétaire particulier du roi du Maroc.

Une dizaine de ministres et hauts fonctionnaires sont également cités, notamment Jaynet Désiré Kabila Kyungu, députée et sœur du président congolais, le ministre algérien de l’Industrie et des mines, Emmanuel Ndahiro, ancien directeur du renseignement rwandais ou encore Bruno Jean-Richard Itoua, ministre de la Recherche du Congo-Brazzaville.

Les journalistes soulignent qu’il existe des utilisations légitimes des sociétés offshore, même si ce type d’entité est l’un des outils privilégiés pour l’évasion fiscale. Légitimes ou non, l’existence de ces sociétés et des fonds qui leurs sont associés risque de faire couler beaucoup d’encre, notamment en cette année électorale pour la République démocratique du Congo ou en Afrique du Sud, où le président Zuma fait actuellement face à une procédure de destitution.

Avec RFI

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