Pétrole : Brazzaville cherche des repreneurs pour trois permis de Total

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Le gouvernement de Brazzaville cherche des repreneurs intéressés par trois licences d’exploitation pétrolière en mer que le groupe français Total souhaite abandonner, a déclaré jeudi son porte-parole.

Le gouvernement […] trouvera des solutions pour pallier au retrait de Total sur cette portion très infime de la production offshore du Congo, cela par d’autres sociétés, a déclaré Thierry Moungalla sans autres précisions lors d’une conférence de presse à Brazzaville.

Les trois licences concernées (Tchibouela, Tchendo et Tchibeli-Litanzi) portent sur des périmètres au large de Pointe-Noire, la capitale économique du pays, dans le Sud du Congo.

A Paris, un porte-parole de Total a expliqué à l’AFP que ces gisements sont exploités de longue date et que leur rendement est moindre.

L’équation économique a changé avec la chute du prix du baril, justifie également Total, qui affirme être mobilisé par un autre projet congolais en mer bien plus important nécessitant un investissement de 10 milliards de dollars (et donc des fonds disponibles) : Moho Nord, d’une capacité de production de 140.000 barils par jour qui entrera en production en 2017.

Le groupe français doit continuer d’exploiter les trois licences jusqu’à ce que Brazzaville ait trouvé un repreneur pour les 39% des parts que détient le groupe français dans ces permis, au côté de l’italien Eni et d’entreprises congolaises entrées dans ces projets en 2015.

Selon la lettre spécialisée Africa Energy Intelligence, le groupe français Perenco, spécialisé dans l’exploitation des gisements que les majors ne jugent plus rentables, est sur les rangs, tout comme Eni et trois des quatre société congolaises associées sur ces champs pétrolifères.

La chute des cours du brut pèse lourdement sur les finance publiques du Congo, dont l’économie est essentiellement rentière (pétrole et bois).

En avril, l’agence de notation Standard & Poor’s a abaissé à B-, la note de solvabilité qu’elle attribue à la dette à long terme du pays, signe que le Congo ne représente pour elle qu’une assez faible sécurité de remboursement.

Dans son dernier rapport sur le pays, en septembre 2015, le Fonds monétaire international (FMI) engageait Brazzaville à tenir compte de la durée de vie résiduelle limitée des réserves pétrolières et de la persistance de faibles prix pour maîtriser son endettement en forte croissance.

Le Fonds appelait également le gouvernement à prendre des mesures pour la réduction de la pauvreté dans un pays de quelque 4 millions d’habitants où 60% des jeunes de moins de 24 ans sont chômeurs.

AFP

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