Pour assurer son développement, l’Afrique doit miser sur un « modèle économique propre »

Pour assurer son développement, l’Afrique doit miser sur un « modèle économique propre »

Un consultant ivoirien estime que l’Afrique, à partir de l’exemple de la Chine, doit miser sur un « modèle économique propre » pour assurer son développement.

« Avec la Chine, les pays africains doivent comprendre que seul un modèle économique propre, adapté aux conditions économiques, sociologiques et anthropologiques conditionne leur croissance et leur développement », soutient Frédéric Thiémélé.

Pour M. Thiémélé, enseignant-formateur et consultant, la Chine, deuxième puissance économique du monde, a prouvé aux yeux du monde, singulièrement des pays africains majoritairement pauvres et sous- développés, que le développement n’est pas l’apanage des seuls occidentaux.

« Au lieu de chercher, à travers notre ouverture à tendre la main aux autres (extérieur), nous devons, nous africains, comprendre que notre capacité intrinsèque, notre savoir-faire individuel et collectif peut contribuer au mieux à cette bataille pour la conquête du monde », indique-t-il.

L’enseignant-formateur apprécie les progrès de la Chine en insistant sur son point de départ.

D’un pays « sous-alimenté », elle a pu organiser son système agricole dans le cadre « collectiviste » pour assurer sa sécurité alimentaire et, en 1978, s’inscrire dans une économie rurale de marché qui offrait « un certain libéralisme », explique-t-il.

« Ce modèle typiquement chinois est à la base du développement chinois en ce sens que s’il est bien pour l’Etat d’avoir un certain regard sur le marché, il est aussi bon d’accorder une certaine marge de manoeuvre à la population en vue de développer les génies individuels », selon M. Thiémélé.

Ce modèle « à cheval sur l’économie libérale et l’économie socialiste » a permis au pays d' »importer des savoirs » et d' » exporter son savoir-faire », ajoute Thiémélé Frédéric qui pense que la Chine a su préparer son ouverture au monde extérieur pour pouvoir en tirer partie.

« La leçon tirée est que pour s’ouvrir à l’extérieur il faut savoir quoi offrir et compter d’abord sur soi, condition sine qua non du succès », fait-il remarquer.

En outre, relève l’enseignant-formateur, la Chine a su taire ses « querelles intestines » pour se plancher véritablement sur son « affranchissement ».

« Que l’Afrique taise ses guerres interminables, ses divisions internes pour s’inscrire dans une logique de travail de ses dignes fils », conseille-t-il.

Frédéric Thiémélé conclut que « seul le goût du travail, la discipline, le respect des Institutions, de l’autorité pourront affranchir » les Africains.

« Notre bonheur ne viendra de nulle part si ce n’est nous même qui tracions les sillons de ce bonheur », indique-t-il.

Avec Xinhua


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