PRINTEMPS ARABES: Les dirigeants d’Afrique n’ont pas tiré les leçons

PRINTEMPS ARABES: Les dirigeants d’Afrique n’ont pas tiré les leçons
Printemps arabes en Afrique

Manifestation populaire au Sénégal ( 23 Juin 2011)

L’affirmation est d’Amnesty international qui fait état, dans son rapport rendu public le 24 mai, à Paris, de l’incapacité des États et des institutions internationales à protéger les droits humains.

Tout en rendant hommage au printemps arabe, l’ONG regrette que les dirigeants de l’Afrique subsaharienne n’aient pas tiré de leçons de ces révoltes populaires. Amnesty International fait état de tirs à balles réellesdes forcesde sécurité contre les manifestants opposés au pouvoir en place, notamment en Angola, au Burkina Faso, en Guinée, au Liberia, au Malawi, en Mauritanie, au Nigeria, au Sénégal, en Sierra Leone et au Soudan du Sud, qui ont fait parfois de nombreuses victimes. Le rapport fait observer une absence « d’enquête, en général, sur l’utilisation excessive de la force, instaurant de fait une situation d’impunité » dans une vingtaine de pays d’Afrique subsaharienne. L’organisation note également « une incapacité – ou une absence de volonté – de la communauté internationale pour protéger les populations civiles ».

Sur le conflit armé en Côte d’Ivoire, le document estime que les deux parties impliquées se sont rendues coupables de crimes graves, de violences sexuelles et de viols, faisant des milliers de victimes parmi les civils. Pour Salvatore Saguès, chercheur d’Amnesty International surl’Afrique de l’ouest, « sans une justice équitable pour tous – s’il y a une justice des vainqueurs, la reconstruction de la Côte d’Ivoire sera réellement mise en cause ». Il encourage la Cour pénale internationale et le nouveau président, Alassane Ouattara, à tenir leurs
engagements.

Le rapport évoque aussi les conflits entre les deux Soudan. Il évoque de centaines demilliers de déplacés et de bombardements aériens faisantdenombreuses victimes civiles. Le vice-président d’Amnesty International France, Francis Perrin, a appelé la communauté internationale à faire pression sur les deux gouvernements. La France a salué la tenue de la réunion de négociations entre les deux États, annoncée le 22 mai par l’ancien président sud-africain, Thabo Mbeki. Elle encourage lesparties à respecter les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et à mettre en œuvre la feuille de route adoptée parl’Union africaine, le 24 avril dernier.

Le rapport accuse lesÉtatsqui continuent à fournirdes armes àdes gouvernements qui lesutilisent contre lespopulations civiles et appelle à la mise en place d’un traité international surle commercedes armes, en juillet. La France, quatrième exportateur mondial d’armement, « doit continuer à s’engager enfaveur d’untraité efficace », indique le document.

Noël Ndong

 



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