Procès en assises : « Je n’ai jamais été au cœur du système Gbagbo » (Simone Gbagbo)

[GARD align= »center »]

Simone Gbagbo

L’ex-première dame ivoirienne, Simone Gbagbo, lors de son deuxième procès devant la justice ivoirienne à Abidjan, le 31 mai 2016.© ISSOUF SANOGO / AFP

L’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, qui comparaît depuis quelques jours à la cour d’assises d’Abidjan pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité », a déclaré n’avoir « jamais été au cœur du système » de gouvernance de son mari, l’ancien chef d’Etat Laurent Gbagbo.

 »Je n’ai jamais été au cœur du système (de l’ex-président Laurent) Gbagbo », s’est défendue l’ex-Première devant les juges, avant de s’interroger: où son époux serait si elle « avait été au cœur de son système? ».

Au cours de ce procès, le tribunal devrait prouver que l’ex-Première dame a joué un rôle dans la crise postélectorale ivoirienne qui a fait plus de 3.000 morts dans le pays, selon les résultats  d’une enquête officielle.

L’ancienne vice-présidente du Front populaire ivoirien (Fpi), le parti son M. Gbagbo, a soutenu  qu’elle n’a « jamais » dirigé de supposée cellule de crise de son parti lors des violences postélectorales de 2010-2011.

« C’est le président du parti qui dirigeait les réunions », a-t-elle dit, faisant allusion à l’ex-Premier ministre Affi Nguessan, qui conduit actuellement la formation politique.

Invitée à répondre à une question en rapport avec l’ex-ministre Joël N’Guessan, porte-parole du parti présidentiel, Mme Gbagbo a qualifié de « faux témoignage » les dires de ce cadre du Rassemblement des républicains (Rdr).

Mme Gbagbo a été déjà condamnée à 20 ans de prison ferme pour « atteinte à la sûreté de l’État » après un jugement sur les violences postélectorales ivoiriennes. L’ex-Première dame est toutefois sous le coup d’un mandat de la CPI.

Son mari, lui est en procès à La Haye depuis le 28 janvier 2016 et comparaît avec l’un de ses proches, Charles Blé Goudé, ex-leader des « jeunes patriotes », pour « crimes contre l’humanité ».

Erick de Baru
Abidjan – © OEIL D’AFRIQUE
[GARD align= »center »]

Tags assigned to this article:
cote d'ivoireSimone Gbagbo

Related Articles

Nigeria: la police détruit 240.000 bouteilles de bière

Des responsables islamistes nigérians chargés d’appliquer la loi islamique dans la ville de Kano (nord) ont annoncé avoir détruit publiquement

Côte d’Ivoire: le président Ouattara lance la campagne présidentielle en promettant une « paix » définitive

Le président ivoirien sortant Alassane Ouattara a ouvert vendredi à Yamoussoukro la campagne électorale de la présidentielle du 25 octobre

George Weah lance le processus de réconciliation au Libéria, en juin

L’ancienne star du football mondial, George Manneh Weah, également ambassadeur du Libéria pour la paix, a annoncé son projet de

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*