Procès du 30 octobre, Gbagbo le quitte ou reste

Procès du 30 octobre, Gbagbo le quitte ou reste
Gbagbo

Laurent Gbagbo lors de son audition à la CPI

A peine l’information de l’audience publique du 30 octobre sur le maintien ou non en détention de l’ex président Ivoirien a été donné par le service de presse de la cour pénale internationale que la rue Abidjanaise a elle déjà ouvert le procès.

« Gbagbo libéré dans 10 jours ?» «Gbagbo bientôt libre ». On pouvait lire ces titres à la Une des journaux Ivoiriens en fin de semaine dernière, relançant ainsi à nouveau le débat sur la libération de l’ex chef d’Etat. Les tractations sur la suite de ce procès vont bon train et comme il est de coutume à Abidjan la presse selon son accointance politique tant à le sortir ou à le maintenir en détention.

Selon les journaux proches de l’ancien régime, les nouvelles en provenance de la Haye seraient favorables à la mise en liberté provisoire de l’ex président contre le paiement d’une caution le 30 octobre prochain. A l’origine des démarches pour sa libération, un puissant lobby qui s’activerait à faire pression sur les instances de la cour pénale de Scheveningen pour obtenir une liberté provisoire pour l’ex président. Ajouté à cela certains observateurs de la vie politique Ivoirienne croient en cette liberté provisoire car elle pourrait décrisper la tension sociale hérissée dans le pays depuis la fin de la dernière élection présidentielle et marqué par des attaques à répétition de groupes armés depuis plusieurs mois.

Radio Treichville, cette chaine imaginaire à ragot va plus loin en annonçant un véritable deal qui aurait été négocié entre la CPI, le pouvoir en place et des réseaux étrangers qui auraient toujours soutenu l’actuel président et l’ex rébellion qui avait occupé pendant plus de dix ans la moitié nord du pays.

En tout cas des indiscrétions révèlent que certaines personnalités de haut rang et même des chefs d’Etat voudraient éviter les désagréments que pourraient causer le procès de Gbagbo qui est prêt à tout lâcher pour sa défense. Ayant occupé le poste de président de la république, il sait beaucoup et trop même sur les rouages du pouvoir, des réseaux et des relations de l’ombre qui ont conduit cette crise. Laisser Gbagbo aller à un procès c’est prendre trop de risque surtout avec ses fameux enregistrements téléphoniques avec les autorités Françaises et Américaines qu’il aurait effectué depuis les tristes évènements  survenus dans son pays en 2004. Ces bandes sonores compromettantes seraient plusieurs conversations avec de hautes autorités occidentales et Africaines qui mètreraient clairement en cause leur implication dans le complot qui est à la base de la crise Ivoirienne. Sans compter la détention par son conseil de bandes vidéo de l’attaque de sa résidence de Cocody par l’armée Française prise par les cameras de surveillance à distance. Pour donc éviter que tout ceci éclate en scandale surtout avec le dossier Syrien pendant et l’affaire Kadhafi qui n’a encore pas livré tous ces secrets, un compromis juridique aurait été trouvé entre la CPI et le conseil du président Laurent Gbagbo. Vrai ou faux ? Le mystère continuera de planer jusqu’au procès.

L’information telle que relayée par la presse sur place a du coup commencé à susciter de l’espoir chez les partisans de Laurent Gbagbo qui croient désormais en la libération certaine de leur mentor à ce procès du 30 octobre. La presse proche du pouvoir d’Abidjan, ne croit pas en cette version et donne des justifications assez variées qui selon elles confirmeront le maintien en prison de l’ex chef d’Etat pour crimes de sang portant sur 3.000 victimes pendant la crise post électorale. A quelque jour de l’ouverture de ce procès tant attendu l’ambiance reste tendue dans les deux camps qui s’observent en chien de vaillance depuis la fin de la crise post électorale.

Fulbert Koffi
Oeil d’Afrique Abidjan

 

 



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