Procès Lumumba: Etienne Tshisekedi visé par la justice belge?

Procès Lumumba: Etienne Tshisekedi visé par la justice belge?

Les vraies raisons de la réouverture du dossier de l’assassinat d’un des père de l’indépendance congolaise.

Cinquante ans après l’assassinat de Mr Patrice LUMUMBA, premier ministre de la république du Congo, la justice belge vient de rouvrir ce dossier. Qu’est ce qui a pu motiver cette décision,quand on sait qu’après avoir trainé les pieds ,les belges ont fini par reconnaître une responsabilité morale de leur royaume dans ce forfait. Officiellement une plainte déposée par Roland LUMUMBA, le fils du premier ministre assassiné  est à la base de cette réouverture. Mais à y regarder de près, une autre raison, la véritable apparaît en filigrane.

Il s’agit pour  l’enquête«  de permettre de punir la dizaine des belges encore vivant qui seraient impliqués dans ce crime mais également toute personne qui a été mêlée à cette histoire »

Quelles sont ces autres personnes qui serait mêlés à cette histoire visées par les belges?

Il s’agit à côté des agents de la CIA, principalement des congolais dont la plus part sont décédés. Surtout les commissaires généraux dont l’un Etienne TSHISEKEDI, gérait le ministère de l’intérieur et dont les déclarations au lendemain de l’assassinat ont réapparu avec redondance et comme par hasard dans certains forums et autres réseaux sociaux prisés par les congolais.

Ce point de vue est corroboré par Christophe MUZUNGU ambassadeur de la RDCongo à Brazzaville (l’autre Congo) et dont le père a été assassiné dans la foulée de celui de Mr P.E LUMUMBA. Il ne dit pas autres chose lorsqu’il déclare dans une interview accordée à Radio France Internationale (RFI), lorsqu’il réclame que l’enquête ouverte soit également étendue pour toutes les victimes (il est le président de l’association des enfants des victimes des ce genre d’assassinat) et que l’on poursuivent sans exclusive tous les coupables notamment les congolais qui ont participé à l’exécution de cette affaire dont les commissaires généraux vivant parmi les quels Mr TSHISEKEDI.

Si l’avocat belge du fils LUMUMBA a plaidé pour la réouverture de l’enquête le motif que les faits incriminés ont eu lieu pendant une période de guerre faisant rentrer ce crime dans la catégorie de crime de guerre, donc imprescriptible, ce qui peut mettre en branle les mécanismes de la compétence universelle de la justice belge, on ne puis s’empêcher de s’interroger sur la porté de cette disposition de la loi de ce royaume lorsqu’on connait comment elle a montré ses limites lorsqu’il s’est agit d’inculper dans le dossier palestinien, le premier ministre israélien Ariel SHARON. C’était le cas aussi lorsqu’elle a pensé inculper l’ancien président américain, Georges BUSH, pour avoir ordonné la guerre en Irak. Certaines sources ont même évoqué la menace de déplacement du siège de l’OTAN de Bruxelles vers une ville d’un autre pays, brandit par les américains. Quand on sait que l’OTAN est un gros employeur et pourvoyeur d’espèces sonnantes et trébuchantes pour l’économie du plat pays ,on comprend la reculade des belges en même temps qu’on imagine,les limites des velléités du législateur belge d’être le justicier du monde.

La justice à géométrie variable:lorsque la vérité des urnes dérange !

L’action actuelle ne s’entreprend pas par souci de justice. Il s’agit de barrer le chemin de la présidence à un homme dont le nationalisme et le patriotisme gêne des intérêt énorme des maffieux sur ce champs de minerais qu’est le Congo. Les prédateurs n’aiment pas les empêcheurs de piller en paix.

La vérité des urnes doit être mordicus étouffé et à n’importe quel prix. Si le sort de LUMUMBA intéressait les belges et les occidentaux,ils déploieraient plus de moyens sinon plus mais du moins autant qu’ils le font pour trouver l’auteur d’un attentat qui a couté la vie à un simple citoyen libanais Mr Raffic HARIRI(il n’était plus premier ministre ). Pour lui, on a nommé deux procureurs, crée un tribunal spécial, dépensé des millions.

Où était la justice belge lorsque des personnes ont expliqué avec fierté comment LUMUMBA a été exécuté à telle enseigne que l’une des personnes a brandit son « trophée » la dent de l’illustre disparu?

Si Belgique ne veut pas perdre sa crédibilité et être accusée de mener une cabale contre un homme que beaucoup de Congolais ont élu comme président, elle doit manier ce dossier avec équité et justice, en traitant tous les protagonistes de la même façon.

Et quid des massacrent génocidaire que roi Léopold II des belges a perpetré au Congo (Etat indépendant du Congo et Congo belge) qui ne sont pas prescrit? Ils faudrait regarder aussi dans cette direction quitte à ouvrir la boîte de pandore !

Kerwin NKIERE MAYIZO
Oeildafrique.com

 

Kerwin Mayizo

Kerwin Mayizo

Diplômé du STUDEC (Studio école de France).


Tags assigned to this article:
belgiquejusticelumumbapremier ministre

Related Articles

Brésil: Dilma Rousseff, réélue de peu, promet dialogue et changements

 [GARD align= »center »] La présidente de gauche Dilma Rousseff, réélue avec un score étriqué, va devoir comme elle l’a promis dimanche

France: Emmanuel Macron est élu président de la République avec 65% de voix

[GARD align= »center »] La campagne électorale pour l’élection présidentielle française a donné son résultat après une campagne qui vu arriver dans

Sénégal: les députés adoptent à l’unanimité un projet de loi sur la déclaration de patrimoine

[GARD align= »center »] Les parlementaires sénégalais ont adopté vendredi à l’unanimité le projet de loi sur la déclaration de patrimoine. Parallèlement,

6c ommentaires

Espace commentaire
  1. PAPY ELOKO ILUKU
    PAPY ELOKO ILUKU 15 décembre, 2012, 12:31

    eh,bien,laissez moi vous informer qu’au Congo kinshasa on mange tout y compris le chat et chien!pourquoi?le peuple opprimé ne sait plus trouver quoi se nourrir avec le régime sanguinaire élu domicile depuis bientôt 15 ans(hégémonie Rwandaise en r.d. Congo par le cheval de TROIE du terminator kagame) ce peuple victime du complot international ne sait plus à quel sain se vouer!!!on nous impose la famine,la misère,alphabétisation,les dirigeants,et bientôt la biodiversité,l’écologie pendant que l’imposteur kanambe alias kabila dirige le Congo avec un bâton de fer comme du temps de la féodalité de triste mémoire.ce qui fait que vos chats et chiens sont bons plats dans nos cuisines car nos minerais sont extorqués en même temps que nos vies qui ,selon nos bourreaux,ne valent rien par rapport à celles de vos chiens.d’ici peu de temps ces Didier Michelles ruppo et leur représentant fraudeur kabila kanambe exploiteront du sang frais du peuple Congolais car bonnes affaires plus que le coltan et autres concessions minières dont ils disposent illégalement en r.d Congo.Nous peuple opprimé,n’avons pas des voix pour émettre nos cris de détresse,nous sommes étouffés par des assassinats ciblés,kalachnikov et influence belge dans l’otan!!!

    Répondre à ce commentaire
  2. ndende
    ndende 16 décembre, 2012, 02:26

    L’auteur de cet article devrait relire l’histoire du Congo pour éviter des contre-vérités. Tshisekedi était commissaire général adjoint, mais n’a pas occupé l’intérieur. Il a été à la justice avec Lihau. Par contre c’est vrai qu’il a été ministre de l’intérieur, mais sous Mobutu dans le MPR. Mais c’est une période qu’il n’aime pas beaucoup aborder. Il connaît lui-même les raisons.

    Répondre à ce commentaire
  3. Mujanay Lwadya
    Mujanay Lwadya 16 décembre, 2012, 16:14

    We are not aware of all the non sense orchestre by imperialistes for Dr Etienne Tshisekedi as a President elected for DRC in November 2012. We, Congolese people; we will figth until will get against the imperialism state, speaking out against injustice and oppression.

    His campaign for sanctions added greater impetus to that of the liberation movement led by the UDPS, and kept the spirit of resistance high inside the country.

    He has continued to play an important role in our country, and is admired by thousands of our people.

    As one of our Nobel Peace Prize Laureates, we respect him, love him and always welcome his counsel on issues.

    Enquiries: Jean Marie Mujanay Lwadya on +27 0834857037

    Issued by the Treasurer UDPS

    Pretoria

    Répondre à ce commentaire
  4. benco
    benco 16 décembre, 2012, 16:52

    c’est l’intox. pour votre connaissance,à l’époque Étienne Tshisekedi n’était pas ministre de l’intérieur. il faut corriger vos écrits ou soit changer le sujet. vous conviendrez avec l’histoire qu’Etienne n’était que vice-ministre de la justice sous l’égide de Marcel Lihau qui était son chef. suivez la déclaration de Marcel lihau lui-même à ce sujet lors de la conférence nationale souvérainne. Lumumba fut arreté en 1960 alors que tshisekedi était encore étudiant,suite à des conflits qui l’opposaient à ses adverssaires politiques ( kasavubu,ileo,kimba,groupe de yaka ,tshiombe,kalonji et consort)

    lisez attentivement ceci.
    Lumumba n’avait jamais été populaire à Léopoldville, où il n’était arrivé qu’en 1957. Son fief était Stanleyville (Kisangani), où il était imbattable. Dans la capitale, il était perçu comme «un parvenu» par les politiciens du coin. Sa réussite, son dynamisme débordant et sa fougue lui créeront beaucoup d’ennemis, et vont provoquer sa perte. Devenu Premier ministre, il fera face à une opposition imposante. Les leaders de cinq groupes ethniques principaux, à savoir Kongo, Bangala, Luba, Yaka et Mongo lui étaient ouvertement hostiles. L’Eglise catholique redoutait son laïcisme, et sa menace de lui enlever le contrôle de l’Université Lovanium (Unikin). Les trois principaux syndicats, Untc, Fgtk et Apic, l’attaquaient férocement. Les deux grands journaux, «Courrier d’Afrique» et «Présence Congolaise» étaient anti-lumumbistes. Le 2 septembre 1960, l’Onu met à charge de Lumumba la responsabilité des horreurs commises par l’Armée nationale à Bakwanga. Alors Kasa-Vubu qui ne le portait pas non plus dans son cœur, décide d’agir.
    Mercredi 5 septembre 1960, alors que la Radio-Léopoldville diffuse un cours d’anglais pour les auditeurs, l’émission est interrompue à 20 h et quart. Kasa-Vubu prend la parole en direct. Il annonce brutalement la révocation du Premier ministre Lumumba, qu’il va appeler sous l’émotion «le 1er bourgmestre». L’ordonnance signée le même jour comportait quatre articles. Le 1er révoquait Lumumba de ses fonctions de Premier ministre et de ministre de la Défense ; le 2ème révoquait quelques-uns de ses ministres : Mwamba Rémy de la Justice, Gbenye Christophe de l’Intérieur, Kashamura Anicet de l’Information, Bolamba Antoine, Secrétaire d’Etat à l’Information, Gizenga Antoine Vice-Premier ministre, Lumbala Jacques Secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil des ministres ; le 3ème nommait Joseph Ileo Premier ministre, ministre de la défense et ministre de la Justice ; l’art. 4 le chargeait de l’application de l’ordonnance.
    A 21 heures, Lumumba passe à la même radio. Il dénie à Kasa-Vubu le droit de le révoquer. «Personne, pas même le Président de la République n’a le droit de révoquer un gouvernement élu par le peuple (…) C’est nous qui avons élu M. Kasa-Vubu, qui n’avait pas la confiance du peuple (…) Si M. Kasa-Vubu est chef de l’Etat, c’est parce que nous l’avons voulu. Nous pouvons user du même droit que lui, lui retirer cette confiance, et dire qu’il n’est plus aujourd’hui chef de l’Etat». Une heure après, Lumumba revient encore à la radio, située dans l’enceinte de l’actuel ministère des Affaires sociales à la Gombe. Cette fois, il ne met pas les gants. Il va droit au but, et révoque aussi Kasa-Vubu. «Kasa-Vubu a trahi la nation, il n’est plus aujourd’hui chef de l’Etat. C’est le gouvernement qui assume souverainement les prérogatives de notre République. Il n’y a plus de chef d’Etat aujourd’hui dans notre République. Il n’y a qu’un gouvernement populaire…», avait-il déclaré.
    EFFORTS PARLEMENTAIRES
    Deux jours après, Lumumba se présente à la chambre des représentants qui, par 60 voix contre 19, décide d’annuler les révocations mutuelles du 5 septembre. Elle crée en plus une «Commission compromissoire» devant prendre contact avec Kasa-Vubu et Lumumba. Le lendemain, le Sénat annule à son tour les deux actes de révocation, et vote en plus la confiance au gouvernement Lumumba. La Commission compromissoire, dirigée par le président de la chambre Kassongo, et qui a comme membres Okito (qui sera fusillé plus tard avec Lumumba) et Weregemere, va échouer dans sa mission, de même que la délégation envoyée par Mobutu composée de 26 militaires, dirigée par le major Pwati.
    Les positions de Kasa-Vubu et Lumumba restaient figées et radicales. C’est ainsi que, face aux deux votes des deux chambres du Parlement, le cabinet de Kasa-Vubu les conteste en ne les considérant que comme «un simple souhait de voir le chef de l’Etat réexaminer sa décision». Mais, en attendant, «Lumumba reste révoqué». Autre preuve de la radicalisation, Kasa-Vubu et Lumumba ordonnent chacun à Mobutu d’arrêter l’autre. Dès ce moment, ce dernier commence à jouer son propre jeu.
    Le 12 septembre, Ileo présente son gouvernement, immédiatement rejeté par le Parlement. Ileo est qualifié de «somptueux Premier ministre d’un gouvernement illégal». Le lendemain, le Sénat se réunit avec la chambre des représentants au Palais de la nation dans une atmosphère très tendue et militarisée. Lumumba est présent avec tout son gouvernement. M. Kassongo invite Kasa-Vubu et Lumumba à «s’unir dans la même foi patriotique, dans un esprit de sacrifice et de concessions mutuelles». Par 88 voix contre 1 et 3 abstentions, les deux chambres désavouent le gouvernement Ileo, et accordent les pleins pouvoirs à Lumumba. Kasa-Vubu réagit immédiatement et négativement. Il déclare cette réunion conjointe des chambres «complètement illégale». Considérant que le Parlement est en «pleine confusion», il décide d’ajourner les chambres pour un mois. Mais en réalité, les chambres ne se réuniront qu’une année après, au Conclave de Lovanium.
    MOBUTU INTERVIENT
    Le 14 septembre au matin, Ileo annonce que le colonel Mobutu remplaçait désormais le général Lundula à la tête de l’armée. Lundula, proche et oncle éloigné de Lumumba, était révoqué de ses fonctions, deux jours avant par Kasa-Vubu. En fin de matinée de ce 14 septembre, le nouveau chef de l’Anc réunit les officiers supérieurs des garnisons de Léopoldville et de Thysville (Mbanza-Ngungu). La réunion se tient au Q.G de l’Etat-Major, au 4ème niveau de l’actuel Building Onatra. Décision est prise de prendre les choses en main, en sus de la forte tension signalée au Camp Léopold II (camp Kokolo). Les militaires veulent descendre en ville pour arrêter tous les hommes politiques. Ils sont armés jusqu’aux dents.
    Le même jour, Mobutu adresse, à 20 h 30’, un bref message à la radio. Il annonce la neutralisation de tous les hommes politiques : « Pour sortir le pays de l’impasse, l’Armée nationale congolaise a décidé de neutraliser le chef de l’Etat, les deux gouvernements rivaux en présence, ainsi que les deux chambres législatives jusqu’à la date du 31 décembre. Les politiciens pourront ainsi avoir le temps d’essayer de se mettre d’accord afin de mieux servir l’intérêt supérieur de ce pays». Peu avant, Mobutu avait averti le commandant des troupes de l’Onu, le général marocain Kettani. Il avait envoyé des officiers informer Kasa-Vubu et Ileo. Immédiatement après ce message, Mobutu rencontre la presse à l’hôtel Regina, sur l’actuel boulevard du 30 juin, entre le Building Onatra et «Ma Maison». Il explique les raisons de cette action de l’armée. Il dénonce les manipulations des communistes au sein des troupes par de la «propagande subversive». De ce fait, il décide de fermer les ambassades tchèque et russe. L’ambassadeur russe refuse de se plier : il est accrédité auprès du chef de l’Etat et non auprès d’un simple colonel. A la question d’un journaliste, si Kasa-Vubu reste chef de l’Etat, il répond : «Evidemment, nous ne révoquons personne». Mais curieusement, Lumumba reste consigné dans sa résidence (l’actuel bureau de Jean Pierre Bemba).
    LES UNIVERSITAIRES
    A l’occasion de la même conférence de presse de l’hôtel Regina, une question est posée quant à savoir qui assumera les affaires du pays. Le colonel Mobutu précisera : «Dès demain, je vais lancer un appel à tous les étudiants, à tous nos techniciens congolais, qu’ils soient en Europe ou ailleurs. C’est à eux que je confie la gestion du pays. L’Armée, elle, est responsable de la sécurité et de l’intégrité de la République».
    Le soir même, Mobutu télégraphie à l’Université de Louvain et à l’Université libre de Bruxelles à tous les étudiants congolais. Lors de ses deux voyages en Belgique, en 1958 et 1959, Mobutu, alors journaliste, s’était familiarisé avec ces étudiants congolais, qu’il admirait beaucoup. Avec Jonas Mukamba, par exemple, ils tisseront une intimité qui durera toute la vie. Le groupe d’étudiants congolais à Louvain était constitué par Mario Cardoso (le futur Losembe Batuanyele), Paul Mushiete, Charles Bokanga, Albert Bolela et Jonas Mukamba. Marcel Lihau était à l’Ulb.
    Sur place à Léopoldville, le colonel Mobutu va recevoir au Q.G de l’Etat-Major quelques étudiants de l’Université Lovanium (Unikin) parmi lesquels Henri Takizala, Fernand Kazadi, Marcel Tshibamba, Etienne Tshisekedi… Au terme de ses contacts avec ces jeunes universitaires, le colonel Mobutu annonce la mise sur pied d’une structure gouvernementale provisoire «faisant-fonction». Ce sera le Collège des Commissaires généraux, qui va fonctionner jusqu’en janvier 1961 à la Conférence de Léopoldville, tenue à l’actuelle salle du Zoo. Ils seront remplacés, alors, par le gouvernement Ileo.
    Dès le 19 septembre, ces jeunes universitaires vont justifier la création de ce «collège» par «la flagrante mégestion des affaires publiques par les élus depuis l’indépendance». Mais, curieusement, ils reconnaissaient comme seul chef de l’Etat «Son excellence Kasa-Vubu». Ils s’engageaient de «travailler en accord avec lui». Le 29 septembre, c’est Kasa-Vubu qui, quoique «neutralisé» par l’armée, va procéder en sa résidence, à l’installation du Collège. Etaient présents à la cérémonie les représentants diplomatiques de 17 pays, la presse nationale et internationale. Quoique «neutralisé aussi, Ileo était présent aux côtés de Kasa-Vubu. Le grand absent à cette manifestation était le colonel Mobutu. Il n’était pas d’accord avec la prééminence prise par Kasa-Vubu dans cette histoire dont il était l’initiateur. Très déçu, le colonel Mobutu va déclarer : «Kasa-Vubu n’avait pas à organiser cette cérémonie, car j’ai déjà installé les universitaires dans leurs fonctions».
    Le président du Collège Justin Bomboko était en même temps chargé des Affaires étrangères et Commerce extérieur. A la Défense nationale il y avait Kazadi (qui accompagnera Lumumba plus tard dans l’avion l’amenant à la mort à Elisabethville. Il mourra, presque fou, en 1972 interné dans la secte baba. On dit qu’il voyait le fantôme de Lumumba). Marcel Lihau était à la Justice, avec pour adjoint Etienne Tshisekedi ; Albert Ndele était aux Finances. Nussbaumer était à l’Intérieur ; Joseph Mbeka était aux Affaires économiques ; Mukendi était aux Travaux publics ; Kashemwa était aux Transports, avec pour adjoint Henri Takizala ; Lebughe était à l’Agriculture ; Marcel Tshibamba à la Santé publique ; Ngyese aux Classes moyennes ; Mario Cardoso à l’Education nationale ; Albert Bolela à l’Information ; Bondo à la Fonction publique ; Charles Bokonga au Travail, avec ses trois adjoints : André Bo-Boliko, Albert Pase et Jonas Mukamba (qui escortera plus tard Lumumba dans l’avion, avec Kazadi, vers Elisabethville. Ensanglanté, Lumumba va l’implorer «Et toi aussi mon frère Jonas »).

    Répondre à ce commentaire
  5. Kerwin Mayizo
    Kerwin Mayizo 16 décembre, 2012, 19:42

    Note de l’auteur:MR Tshisekedi était effectivement commissaire général adjoint chargé de la justice(l’intérieur est une coquille qui a glissé dans l’article).Par contre dans cette article il ne s’agit que de l’interview qu’il a donné juste après l’assassinat de Lumumba et des propos de Mr l’ambassadeur Christophe MUZUNGU au micro de Christophe Bouabouvier sur RFI. Nul part dans l’article il est écrit qu’il serait inquiété pour l’arrestation de Lumumba .Mais comme commisaire général vivant d’un gouvernement qui en sait long sur la mort de LUMUMBA.

    Répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Cliquez ici pour annuler la réponse.

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*