Quand la diaspora fait le boulot des ONG

Quand la diaspora fait le boulot des ONG

Deux ans après le séisme dévastateur qui a frappé Haïti, tuant environ 150 000 personnes et détruisant une grande partie de Port-au-Prince, les progrès sont inégaux. Environ la moitié des décombres a été évacuée (si cela vous paraît peu, sachez qu’en cinq ans une quantité bien inférieure de décombres a été nettoyée à Aceh après le Tsunami de 2004 dans l’océan Indien). Environ un demi-million de personnes vivent encore dans des camps à Haïti—par rapport à près d’1,5 million il y a deux ans. Entre-temps, le choléra, introduit par les casques bleus, a fait plus de 7 000 victimes au lendemain de la crise. Le taux d’infection diminue mais la maladie demeure endémique.

Les progrès après une catastrophe sont toujours plus lents que ce que l’on espérait. Malgré tous les bénéfices apportés par la communauté de donateurs au processus de reconstruction, les initiatives humanitaires sont souvent très ralenties par les formalités administratives dans un contexte chaotique post-catastrophe d’États déjà mal gouvernés. Par exemple, la moitié seulement de l’argent promis à Haïti pour 2010-2011 avait été versée le mois dernier et le chiffre réel de l’aide américaine ne se monte qu’à environ 30% des promesses. Il existe en outre un fossé immense entre les versements des donateurs et l’impact sur le terrain; beaucoup des ressources ne sont pas allées plus loin que les ONG ou autres agences internationales, qui pour beaucoup ne les ont pas encore dépensées.

Où est parti l’argent des donateurs?

Enfin, même quand les organisations dépensent cet argent, une grande partie finit dans les poches d’entreprises étrangères plutôt que dans celles des habitants. Selon une analyse de l’Associated Press, les entreprises haïtiennes n’ont réussi à empocher que 1,6% de la valeur des contrats de reconstruction financés par les États-Unis proposés en 2010. Certes, pour beaucoup de ces contrats, des entreprises locales ont été employées en sous-traitance, mais une proportion conséquente des financements américains déboursés pour aider à lareconstruction haïtienne a fini sur les comptes en banque américains des entreprises de développement. Il nous faut des moyens plus rapides de transférer directement les aides aux victimes de catastrophes, y compris aux centaines de milliers qui souffrent encore des conséquences du tremblement de terre d’Haïti.
La suite de l’article sur : Slate Afrique


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