Ramadan 2013: le prix des denrées alimentaires flambent

Ramadan 2013: le prix des denrées alimentaires flambent

[dropcap font= »time new roman »]D[/dropcap]epuis le mardi 9 juillet dernier, les musulmans du monde entier observent le jeune du ramadan. Ce mois de pénitence spirituelle qui vise à obtenir la miséricorde du DIEU pour les nombreux péchés et aussi respecter les 5 piliers de la religion musulmane. Ce mois de purification de la chair et de l’esprit, est l’occasion pour les commerces de toutes les spéculations relatives aux prix des denrées de premières nécessités.

Au cours de ce mois de Ramadan où un accent particulier est mis sur le partage, le budget des ménages relatif au repas passe du simple au double, voire au triple. Cette loi naturelle ou économique qui veut qu’avec l’accroissement de la demande, les prix connaissent une flambée régule le marché. Au Mali, pays à forte concentration de musulmans, cette année la situation est bien meilleure au grand soulagement de tous. Le prix des denrées de premières nécessités que sont le sucre, la farine, le lait, l’huile, le mil et le sorgho n’ont pas connu une véritable hausse et reste accessible aux consommateurs. Cette situation est à mettre à l’actif des autorités maliennes qui par anticipation, ont incité les opérateurs à constituer de gros stocks. D’un commun accord avec ces importateurs, la décision du maintien des prix en l’état a été prise pour ne pas en rajouter aux souffrances de ce peuple malien qui tente de sortir d’une crise qui a conduit à la destruction de mosquées de la région de Tombouctou inscrit au patrimoine mondiale de l’UNESCO. Le prix au détail du sucre reste compris entre 450 et 550 FCFA/kg. Sur les marchés ruraux, le prix du riz est compris entre 225 et 280 FCFA/kg. Sur les marchés de consommation de la capitale, les différentes catégories de riz sont vendues entre 350 et 500 FCFA/kg.

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Le Burkina Faso, autre pays situé dans l’hinterland, contrairement aux années antérieures, les prix restent stables. L’arrêté du ministère du commerce interdisant toute hausse est suivi à ce jour. La pression sur les importateurs serait donc en train de porter fruit. C’est donc dans le recueillement et la sérénité que les musulmans sont invités à vivre le Ramadan. 

En Guinée-Conakry, l’implication personnelle du Chef de l’État, Alpha Condé, a eu pour avantages de prévenir la flambée des prix. Le gouvernement Guinéen à entamé une large campagne de sensibilisation des opérateurs économiques dans l’optique de permettre la constitution de stock. Le défi qui entoure cette mobilisation du gouvernement guinéen, était de parvenir à livrer au dernier consommateur le sac de riz de 50 kilogrammes de riz à moins de 200 milles francs guinées soit moins 20 euros. Le sac de farine de 50 kilogrammes se négocie à moins de 250 mille francs guinéens soit moins de 25 euros. Cette politique de prévention, est d’un avantage certain car a permis de maîtriser les fluctuations.

ramadan5Si la question de la maîtrise de prix des denrées de première nécessité est une priorité dans les pays cités plus haut, en Côte d’Ivoire ce ne saurait l’être. Les ivoiriens sont des abonnés aux augmentations. Le kilo de sucre se négocie entre 750F et 800FCFA. Celui du riz à partir de 5OOFCFA. Les prix des denrées sont en hausse en ce moment. 

Beaucoup d’efforts sont consentis pour permettre aux musulmans de vivre intensément dans la foie ces moments de privation de nourriture.  Les autorités assurent que le contrôle des prix et de la qualité des produits sera la règle pour parer à toute augmentation. Ceci même si la liberté des prix ne fait pas l’exception d’après la législation en vigueur. Des instructions dans ce sens ont été données aux services centraux et régionaux des ministères concernés pour coordonner les actions et barrer la route à toute spéculation. Mais dans la réalité celle-ci ne désarme pas. Tant que la demande reste effrénée, la voracité spéculative en profitera. Business et religion, il n’y a qu’un pas.

 

Jonas Saraka
avec Roger Musandji
Oeildafrique.com

Jonas Saraka

Jonas Saraka

KOUAKOU Kouamé Jonas alias Jonas SARAKA. Licence de Journalisme, DEUG II en Sciences économiques.


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