Rapport Doing Business 2014 : la RDC conteste son classement

Rapport Doing Business 2014 : la RDC conteste son classement
Carte de la RDC

Carte de la RDC

C’est le mardi dernier que l’édition 2014 du rapport Doing Business, le rapport phare, produit chaque année grâce à une collaboration étroite entre la Banque mondiale et la Société Financière Internationale (SFI) a été publié. C’est un rapport qui examine les régulations qui affectent les différentes étapes de la vie d’une entreprise, allant de la création d’entreprise, au commerce transfrontalier, en passant par le paiement des taxes et la résolution de l’insolvabilité. Le classement global sur la facilité à faire des affaires est le résultat de l’analyse de 10 indicateurs dans les économies que couvre le rapport depuis onze ans.

Classé 183e sur 189 pays que concerne le rapport, la République Démocratique du Congo rejette le rapport. En effet, le gouvernement congolais a rejeté samedi 2 novembre le classement effectué par la Banque mondiale dans son rapport Doing Business 2014. C’est son ministre du Plan, Célestin Vunabandi qui a donné le ton. Pour lui, ce nouveau classement n’a pas tenu compte de l’ensemble des reformes menées par le gouvernement congolais, à travers son comité de pilotage pour l’amélioration du climat des affaires en RDC, un comité que préside le ministre lui-même. Célestin Vunabandi reconnait tout de même que le Congo a besoin de s’inspirer d’autres pays africains qui ont amélioré leur position dans ce domaine.

Il affirme que la RDC a réalisé plus de 15 reformes en fonction des indicateurs mis en exergue par le Doing Business, dont certaines n’ont pas été prises en compte dans ce classement. Le ministre se propose d’améliorer la communication avec les services Doing business de la Banque mondiale, un partenaire mondial incontournable pour la RDC. «Nous devons veiller à ce que la Banque mondiale dispose d’un représentant ici au pays qui se charge notamment de cette question du climat des affaires, mais nous devons aussi nous inspirer des pays africains qui ont amélioré leur position dans le domaine du Doing Business », a-t-il ajouté.

Mais en ce qui concerne l’Afrique subsaharienne en général, le nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale montre qu’il y a de vastes réformes qui se font dans le sens de l’amélioration du cadre règlementaire pour les entrepreneurs locaux. Effectivement, 66 réformes ont été enregistrées dans cette région durant la dernière année. La conclusion générale du Rapport montre que le Burundi, la Côte d’Ivoire, et le Rwanda sont parmi les 10 économies qui ont le plus amélioré la règlementation des affaires.

Ce rapport publié ce mardi à Washington et qui s’intitule « Doing Business 2014 : comprendre les réglementations pour les petites et moyennes entreprises », fait constater que parmi les 20 économies qui ont le plus reformé la réglementation des affaires depuis 2009, neuf (9) proviennent de l’Afrique subsaharienne. Il s’agit du Burundi, de la Sierra Leone, de la Guinée Bissau, du Rwanda, du Togo, du Bénin, du Liberia, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée Conakry.

Autre point positif des pays africains noté par le rapport : sur les 47 économies de la région, 31 d’entre elles ont implémenté au moins une réforme en 2012-13. Dans ce lot, le Rwanda est le premier de la classe pour avoir mis en œuvre des réformes sur 8 des 10 domaines couverts par le rapport Doing Business. Ces efforts de réformes économiques ont permis à trois (3) pays africains de faire la plus forte progression au niveau mondial à travers différents domaines mesurés par le rapport: le Burundi sur le transfert de propriété, le Bénin sur le commerce transfrontalier et la Côte d’Ivoire sur l’exécution de contrats.

Le Togo a progressé de deux (2) points par rapport au classement de l’année dernière, et a amélioré le processus de création d’entreprise, en réduisant le temps requis pour s’inscrire au guichet unique et les coûts d’enregistrement. Le pays a facilité l’obtention de permis de construire, en améliorant les opérations internes à la Mairie de Lomé et à la Préfecture du Golfe. En outre, le pays a facilité l’exécution des contrats, en créant des chambres commerciales spécialisées au sein du Tribunal de Première Instance de Lomé.  

Alors que le Tchad n’a pas suivi les efforts des autres pays africains et reste le dernier sur les 189 pays concernés par le rapport, le Singapour est le premier au classement général de la facilité à faire des affaires. Se trouvent aussi au  classement des 10  meilleures économies dont les règlementations sont favorables au cadre des affaires la Région Administrative Spéciale de Hong Kong (Chine), la Nouvelle Zélande, les Etats-Unis d’Amérique, le Danemark, la Malaisie, la République de Corée, la Géorgie, la Norvège et enfin le Royaume Uni.

Didier ASSOGBA
Oeildafrique.com

Bona

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