RDC: 3 morts dans des attaques à l’arme à feu et à la grenade à Goma

RDC: 3 morts dans des attaques à l’arme à feu et à la grenade à Goma
3 morts dans des attaques à l'arme à feu

Une moto à Goma
© AFP/Archives Phil Moore

Trois personnes ont été tuées et quatre autres blessées ces derniers jours dans des attaques à l’arme à feu et à la grenade perpétrées à Goma, la capitale du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris vendredi de source officielle et auprès de la société civile.

Dans la nuit de lundi à mardi, des « ennemis de la paix » ont « tiré » dans un bar et ont tué trois personnes, dont un « capitaine de la garde républicaine », une commerçante et un autre civil, a déclaré à l’AFP Roger Malinga, conseiller politique de Julien Paluku, le gouverneur du Nord-Kivu.

Samedi, « trois grenades ont été jetées sur des places publiques. Il y a eu quatre personnes blessées qui sont prises en charge à l’hôpital par le gouvernement provincial. Il n’y a pas eu de décès », a-t-il ajouté.

D’après lui, des enquêtes sont en cours pour « identifier » et « dénicher » les auteurs des attaques et les autorités urbaines, la police et la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco) font des patrouilles mixtes chaque nuit pour sécuriser la ville et rassurer les habitants.

Ces attaques se produisent alors que cette province est depuis mai le théâtre d’affrontements entre l’armée et une rébellion menée par le Mouvement M23 (M23) dont les positions se trouvent à une trentaine de kilomètres de la ville.

Début août, le Conseil de sécurité de l’ONU a ordonné au M23 de cesser « toute avancée vers la ville de Goma », parlant de « menace imminente ». Les combats se sont depuis fait rares, et l’armée et les mutins ont globalement conservé leurs positions.

Les récents « actes criminels » pourraient témoigner d’une « infiltration du M23 dans la ville » et les autorités doivent prendre les « dispositions nécessaires pour éviter toute surprise du M23 », souligne dans un communiqué la Société civile du Nord-Kivu, fédération d’associations et d’ONG.

La thèse d’une implication du M23 est partagée par le maire de Goma, Nasoon Kabuya. « Nous savons que cette insécurité est une stratégie de l’ennemi pour faire peur à la population, et je demande à la population d’être calme », a-t-il affirmé à l’AFP.

« Nul n’ignore que Goma est infiltrée par des éléments proches des sympathisants du M23, qui veulent seulement semer la terreur dans la ville. Nous devons redoubler de vigilance », a pour sa part souligné le commandant de la police de Goma, le colonel Oscar Manosa.

Interrogé sur une possible « infiltration » du M23 à Goma, Roger Malinga a évoqué des « cas isolés » d’attaques commises par des « personnes non contrôlées ». Le porte-parole de l’armée au Nord-Kivu, le colonel Olivier Amuli, a qualifié ces attaques de « banditisme traditionnel ». « Non, ce n’est pas une infiltration » a-t-il dit.

Des « incidents sporadiques de ce genre existent tous les jours », a indiqué mercredi à la presse le lieutenant-colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco. Selon lui, ils ne remettent « pas en cause la sécurité globale de la ville de Goma ou de la province du Nord-Kivu ».

AFP

 


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