RDC: aucune manifestation de la majorité mardi à Kinshasa

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Joseph Kabila

Le président congolais Joseph Kabila, le 9 février 2015 à Kinshasa

La majorité politique ne manifestera finalement pas mardi à Kinshasa comme elle l’avait annoncé en décembre, a-t-on appris lundi auprès du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), la formation du président Joseph Kabila.

« L’hôtel de ville de Kinshasa nous a refusé l’autorisation ; la marche (…) n’aura pas lieu », a déclaré à l’AFP Henri Mova Sakanyi, secrétaire général du PPRD.

Interrogé par l’AFP, le ministre de l’Intérieur de la ville province de Kinshasa, Emmanuel Akweti, a affirmé que le gouvernement de la capitale n’avait « autorisé aucune manifestation demain (mardi) sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa » et assuré n’avoir reçu aucune notification de manifestation de la part de qui que ce soit.

Le 16 février marque l’anniversaire de la répression meurtrière de la « marche des chrétiens » de 1992 partie des églises catholiques de Kinshasa après la messe dominicale pour tenter d’arracher la démocratie au dictateur Mobutu Sese Seko.

L’épiscopat avait annoncé en novembre son intention d’organiser des marches mémorielles le 16 février dans tout le pays mais a fini par y renoncer en janvier en disant craindre une « récupération » politique et a appelé plutôt les fidèles à participer à des messes commémoratives dans les églises.

Après l’annonce des évêques de novembre, nombre de dirigeants d’opposition avaient annoncé leur intention de manifester le 16 février tandis que la majorité appelait à une grande marche pour la paix dans tout le pays.

La coïncidence de ces deux mots d’ordre dans un climat tendu avait fait craindre des violences.

Renonçant à manifester, une coalition d’opposants à M. Kabila a finalement appelé à une grève générale dans toute la RDC mardi pour adresser un « avertissement » au chef de l’État.

L’opposition accuse M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, et dont le mandat s’achève en décembre, de manœuvrer pour contourner l’interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter, afin de se maintenir indéfiniment à la tête de l’État.

Lundi, un message anonyme appelant à travailler normalement mardi a été reçu par des abonnés des quatre principaux réseaux de téléphonie mobile en République démocratique du Congo : « Demain 16 février est un jour ouvrable. Travaillons. Ne mettons pas en péril notre emploi. (Si vous êtes patriotes, répercutez ce message !) ».

En début de soirée, une bande défilait à la télévision publique avertissant les fonctionnaires que « des mesures exceptionnelles d’un contrôle physique (sans) faille » seraient de rigueur au sein des administrations mardi, la journée n’étant pas fériée.

AFP

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