RDC : Les Etats-Unis sont préoccupés par la réduction de l’espace politique

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Le président américain Barack Obama

Le président américain Barack Obama

La situation politique en République Démocratique du Congo inquiète au plus haut point les Etats-Unis d’Amérique. Le pays de Barack Obama s’est ainsi exprimé sur ce qu’il considère comme des anomalies.

Dans un communiqué publié ce samedi 21 mai 2016 à Kinshasa, l’ambassade américaine à Kinshasa dit être préoccupée par la multiplication des cas d’harcèlement et de détention d’opposants et leaders de la société civile.

Dans ce communiqué, il est clairement dit : « Les États-Unis sont préoccupés par la multiplication des intimidations et des cas de harcèlement et de détention de membres de l’opposition et de leaders de la société civile à travers la RDC. Un gouvernement ne peut appeler au dialogue entre les parties prenantes tout en harcelant, arrêtant et emprisonnant simultanément les personnes appelées à y participer.

Obligation de mettre fin à la violence

Dans la foulée, le gouvernement américain invite à un arrêt systématique de la violence. « Les États-Unis appellent à la cessation de la violence et à la participation de toutes les parties au dialogue crédible. Le gouvernement de la RDC a l’obligation positive de protéger tous les droits de l’homme des citoyens de participer à la conduite des affaires publiques et d’exercer leurs droits de s’exprimer librement et de se rassembler pacifiquement. » Poursuit le communiqué.

Le communiqué se conclut en rappelant que les sanctions sont toujours envisagées. « Les États-Unis étudient la possibilité d’appliquer des sanctions en réponse à ce schéma croissant de répression en RDC. »

Cette mise en garde des Etats-Unis intervient environ une semaine après celle du Royaume Uni qui avait déjà abondé dans le même sens. Le 13 mai dernier, lors de sa visite à Kinshasa, Danae Dholakia, Envoyée Spéciale du Royaume-Uni pour les Grands Lacs, avait demandé au gouvernement congolais de libérer les prisonniers politiques et d’opinion en vue de permettre notamment la tenue d’un dialogue national.

«Aucun vrai ami de la RDC ne dirait aujourd’hui que tout va bien au Congo. L’espace politique continue de se refermer, et j’ai entendu une préoccupation particulière sur la récente répression politique dans la province de Haut-Katanga. J’espère sincèrement que les récentes accusations portées contre Moise Katumbi, le candidat de l’opposition, ne sont pas une extension du resserrement de cet espace politique. » Avait-elle fait remarquer avant d’ajouter : « La position du Royaume-Uni est que les personnes responsables des actes de répression ou de violence porteront la responsabilité de leurs actions ou décisions. »

Au moment où le contexte politique national est marqué par des enjeux cruciaux, le gouvernement congolais a peut-être intérêt à rectifier le tir.

Freddy Mulumba
Kinshasa –© OEIL D’AFRIQUE

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Freddy Mulumba

Freddy Mulumba

Journaliste basé à Kinshasa, République Démocratique du Congo


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