RDC : Incendie des sièges des partis de l’opposition, des représailles préméditées ?

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Le siège du l'Union pour la démocratie et le progrès social, parti du vieil opposant Etienne Tshisekedi, le 20 septembre 2016 après avoir été incendié dans la nuit afp.com - JUNIOR D.KANNAH

Le siège du l’Union pour la démocratie et le progrès social, parti du vieil opposant Etienne Tshisekedi, le 20 septembre 2016 après avoir été incendié dans la nuit – afp.com – JUNIOR D.KANNAH

Après une journée du lundi 19 septembre apocalyptique, la ville de Kinshasa qui retrouvait peu à peu un calme timide dans la soirée a replongé dans la violence ce mardi 20 septembre.

Très tôt dans la matinée, les choses se sont empirées. Quelques parties phares de l’opposition regroupés au sein du Rassemblement ont été des cibles des actes de vandalisme. Les sièges du Fonus, parti politique de Joseph Olenga Nkoy ainsi que celui de Mlp de Franck Diongo ont été saccagés et incendiés.

L’udps n’a pas été épargnée

Et comme si cela ne suffisait pas, l’opération s’est étendue jusqu’à l’Udps. Le parti d’Etienne Tshisekedi, leader de l’opposition et président du Rassemblement. Situé à la 12ème Rue de la municipalité de Limeté, le siège du parti a été pris à partie aux premières heures de la matinée. Tout le rez-de-chaussée en fumée et des bureaux réduits en cendres. Des sources proches du parti indiquent que le gardien de la parcelle a même été tué. Informé de la situation, Etienne Tshisekedi aurait tenté de quitter sa résidence cet avant midi pour constater les dégâts, mais il aurait été empêché de faire le mouvement par les agents de la police déployés aux alentours.

Réaction sur fond des représailles

Si l’origine de tous ces incendies n’a pas été encore déterminée, l’opposition s’est limitée à évoquer des idées criminelles et indexant naturellement la majorité d’avoir orchestrée tous ces actes.

Pour certains, la thèse d’une main noire diligentée par la majorité tient la route. Ce serait donc une opération en représailles après les incendies un peu plutôt dans la journée des sièges du Pprd et de quelques partis de la majorité. C’est en tout cas de cette manière qu’a été par exemple interprété la propagation dans les réseaux sociaux du mot d’ordre « Otie, to tie à traduire par vous agissez, nous réagissons » véhiculé par des militants de la majorité.

D’autres brandissent la présence des éléments de la garde républicaine, une unité de l’armée commise généralement à la sécurité de la présidence de la république. En atteste des clichés répandus sur la toile on l’aperçoit ces militaires en pleine opération de patrouille dans les rues de Kinshasa.

Après la suspension de sa fameuse marche du 19 septembre ayant accouché d’une vive tension et des scènes incroyables de violences dans plusieurs quartiers de la capitale, l’opposition avait appelé à une manifestation ce mardi. Un appel auquel ont répondu cette fois les étudiants de l’Université de Kinshasa qui ont amorcé un mouvement général de protestation occasionnant des nouveaux affrontements avec la police. Conséquence, c’est une nouvelle journée perdue et sans activité pour une population à vivre au quotidien.

Freddy Mulumba
Kinshasa – © OEIL D’AFRIQUE

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Freddy Mulumba

Freddy Mulumba

Journaliste basé à Kinshasa, République Démocratique du Congo


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