RDC-Joseph Kabila: N’ayant jamais été violée, la constitution sera toujours respectée dans toutes ses dispositions »

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Joseph Kabila

Le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila

Le Président congolais, Joseph Kabila s’est exprimé ce mardi devant les deux chambres du parlement. Une allocution qui a fait état de la situation pays. Un moment solennel attendu par les congolais tant la fin du dernier mandat de Kabila cristallise le pays.

C’est un peu après 12h que Joseph Kabila a pris la parole. Il a commence son discours en faisant observer une minute de silence en mémoire aux nombreux victimes mortes durant ces quinze années à la tête de la Congo. 

Les premiers mots de Joseph Kabila sonnent comme un discours de fin de mandat. Il rappelle l’état du pays quand il y a accédé au pouvoir, évoquant notamment les conflits armés et l’instabilité politique. Pour le président congolais

« Il y a quinze ans la RDC était un lambeau, un non-Etat, divisé en quatre. Face à une nation déchirée, j’avais pris un engagement précis de réaliser des changements profonds dans tous les secteurs de la vie nationale. » dit Joseph Kabila.

« Du chemin a été parcouru. Un long chemin semé d’embuches. […] Des institutions ont été installées entraînant des reformes sans précédent. Les provinces sont passées de 11 à 26 », fait savoir Joseph Kabila qui cite également des reformes réalisées dans le secteur judiciaire et sécuritaire.

Le président rappelle ses promesses de pacifier le pays, de libéraliser l’activité économique, de combattre la pauvreté. Il se félicite des progrès dans l’éducation, évoquant le taux brut de la scolarisation qui a connu un accroissement. De même que le budget de l’éducation national passé de 6 à 15% et devenu premier poste budgétaire en 2015.

Joseph Kabila souligne l’importance des élections régulières et apaisées qui assurent le renouvellement de la classe politique. Selon le chef de l’Etat congolais, une partie de la population est devenue un terrain d’expérimentation des manœuvres insurrectionnelles.

« Aucun agenda politique ne saurait justifier la violence », déclare-t-il, avant d’ajouter « Miser pour accéder au pouvoir sur le sang congolais est, pour le moins, moralement condamnable. »

Pour Joseph Kabila, des jeunes défavorisés sont victimes de manipulation de certains politiciens. Aux jeunes défavorisés, il promet des politiques de réinsertion.

« Notre défi demeure la consolidation de notre démocratie. Il est impératif que nous conjurions les manœuvres tendant à prendre le pouvoir par la force ou par toute autre voie anti-constitutionnelle. Je lance une invitation à la classe politique à se préparer à la rencontre du souverain primaire car dans quelques mois, des scrutins seront convoqués », déclare Joseph Kabila.

Le chef de l’Etat estime que l’accord politique issu du dialogue reste « la seule feuille de route mise au point par les Congolais. Il fixe des perspectives réalistes pour les élections ».

Joseph Kabila félicite la Cenco pour ses bons offices et constate le refus de ceux qui ont boycotté le dialogue. « Soucieux de mes responsabilités, je ne peux permettre que la RDC soit prises en otage par une frange de sa classe politique », déclare-t-il.

Joseph Kabila promet de nommer un nouveau Premier ministre qui aura notamment pour mission de « conduire le peuple aux élections ».

Au sujet de son avenir, Joseph Kabila déclare: « Je tiens à dire que la RDC est bien une démocratie constitutionnelle et que toutes les questions sont réglées par la constitution ».

© OEIL D’AFRIQUE

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