RDC: Kabila révoque son ministre du Plan et un conseiller spécial

RDC: Kabila révoque son ministre du Plan et un conseiller spécial
Joseph Kabila / Dialogue national

Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila|Reuters

Le président congolais Joseph Kabila a démis mercredi de leurs fonctions son conseiller spécial en matière de sécurité, Pierre Lumbi Okongo et le ministre du Plan, Olivier Kamitatu, reprochés «de manquements graves au devoir déontologique auxquels sont soumis les membres du gouvernement» et du «cabinet présidentiel». 

Pierre Lumbi Okongo et Olivier Kamitatu font partie des initiateurs d’une lettre ouverte adressée lundi dernier au chef d’Etat congolais. Dans la missive, ces personnes considérées comme des frondeurs par la Majorité présidentielle, réclament des élections dans les délais constitutionnels afin d’assurer l’alternance démocratique en 2016.

Selon l’ordonnance présidentielle de leur renvoi lue à la télévision publique, il est reproché à Olivier Kamitatu d’avoir «gravement manqué au devoir déontologique auxquels sont soumis les membres du gouvernement, notamment l’obligation de réserve et de discrétion en toute circonstance». Tandis que Pierre Lumbi a été démis pour «manquements graves au devoir déontologique auxquels sont soumis les membres de cabinet du président de la République ».

Sur les ondes de la radio Okapi, la Majorité présidentielle a continué de commenter ce limogeage. «Nous avons siégé avec les auteurs de cette lettre dans l’espoir de pouvoir débattre avec eux du contenu de celle-ci, mais nous avons constaté au cours du débat qu’ils se sont eux-mêmes mis en marge de notre famille politique, ils ont même physiquement quitté le lieu de la réunion. Ce qui nous a amenés à la conclusion qu’ils se sont auto-exclus de notre famille politique, la majorité présidentielle», a déclaré   Lambert Mende, membre du bureau politique de la Majorité présidentielle.

Chef du Mouvement social pour le renouveau (MSR), deuxième parti de la Majorité présidentielle (MP), Pierre Lumbi Okongo soutenait le président Joseph Kabila. Alors que  Olivier Kamitatu, chef d’une formation plus modeste, l’Alliance pour le renouveau du Congo (ARC), militait également du côté du pouvoir.

Mercredi matin, le bureau politique de la Majorité présidentielle s’était réuni à Kinshasa pour discuter de la situation créée par la lettre du groupe des frondeurs («G7»).

En RDC, le calendrier électoral fait l’objet de polémique. La Cour constitutionnelle a enjoint la commission électorale d’organiser les élections des gouverneurs de 21 nouvelles provinces avant l’élection des députés provinciaux prévue en octobre 2015.  

L’opposition soupçonne Joseph Kabila, réélu en 2011 pour un deuxième et dernier mandat de 5 ans, de briguer un troisième mandat. Son mandat en cours s’achève en décembre 2016, selon la constitution actuelle de la RDC.

© OEIL D’AFRIQUE

 


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