RDC: Laurent Désiré Kabila, toujours dans le cœur des congolais

RDC: Laurent Désiré Kabila, toujours dans le cœur des congolais

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Laurent Désiré Kabila

Laurent Désiré Kabila

Le mystère demeure autour de l’assassinat de l’ancien président congolais, Laurent Désiré Kabila dans son bureau au palais présidentiel. Même si les circonstances de sa mort ne sont pas encore élucidé, les congolais se sont rappelé de celui qui les dirigea du 17 mai 1997 jusqu’à son assassinat le 16 janvier 1999.

Ainsi, ils lui ont rendu un hommage à la dimension de son combat. Ils ont commémoré sa mémoire par des cultes religieux et des visites au Palais de Marbre dans la commune de Ngaliema et au Mausolée à Gombe dans la capitale Kinshasa. Ses anciens compagnons d’armes lui ont rendu un vibrant hommage. Les témoignages n’ont pas manqué à l’endroit de celui qui a voulu changé le visage de son peuple.

Ceux qui ont pris part à cette cérémonie d’hommage ont tous été unanime sur le lege de Laurent Désir Kabila au Congo. Des phrases fortes qui raisonnent qui résume son besoin de changer les mentalités congolaises, « ne jamais trahir le Congo », « Prenez vous en charge » ainsi que ses « cantines populaires » où les vivres, produits dans les champs du « Service national » par des milliers de jeunes recrutés parmi les désœuvrés identifiés à travers le territoire national.

Les congolais se souviennent d’autres mots d’ordres signés Laurent Désiré Kabila, « la victoire du bien sur le mal », la consigne demeure « le courage et la détermination face à l’agression dont est victime l’Est du pays ».

Retour sur un assassinat au parfum politique

16 janvier 2001, 16 janvier 2014, voilà treize ans jour pour jour que l’ancien président congolais, Laurent Désiré Kabila a été assassiné dans son palais présidentiel par balle, dans un après-midi du 16 janvier 2001.

Pour l’instant, les informations reçues des témoignages font état d’un acte posé par un enfant soldat qui était devenu son garde du corps, Rashidi Mizele. Ce dernier après avoir tiré à bout portant sur le chef de l’Etat, a été abattu à son tour par des éléments de la garde présidentielle alors qu’il tentait de s’échapper.

Cependant, les enquêteurs sur les lieux du drame ont découvert un bout de note signé par l’attaché militaire de l’ambassade des Etats-Unis  qui souligne : « En cas de problème, contactez ce numéro ».

Toutefois, au fur des années, plusieurs pistes ont été découvertes par les enquêteurs. De plus, les heures qui ont suivies l’assassinat du président ont été très mouvementées dans la capitale congolaise.

En effet, quelques jours plus tard, onze ressortissants libanais liés au milieu du diamant sont enlevés dans la capitale congolaise et exécutés, cibles d’une campagne punitive visant à permettre aux autorités congolaises de conserver le contrôle de la situation.

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Dans sa démarche de vouloir éclairer la lanterne des congolais sur la mort de leur chef de l’Etat, le pouvoir de Kabila fils use de tous les moyens pour réaliser son rêve.

Ainsi, la justice congolaise faute d’avoir réussi à arrêter les coupables, condamnera de façon ubuesque plus d’une centaine de prévenus, militaires et civils dont quatre enfants-soldats, innocents pour la plupart, et dont 50 croupissent toujours en prison.

De même, le cousin de Kabila, Eddy Kapend qui était l’aide de camp du président a été condamné en 2003 avec une vingtaine de personnes sans purger la peine.

Certaines personnes furent aussi accusées d’avoir participé à un complot visant à renverser son fils, et en particulier le conseiller spécial de Kabila, Emmanuel Dungia, ancien ambassadeur en Afrique du Sud.

Mausolée Laurent Désiré Kabila. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Mausolée Laurent Désiré Kabila. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Témoignage poignant sur les conditions de son assassinat

Pour l’instant, le témoin des faits sur l’assassinat de l’ancien président congolais, Laurent Désiré Kabila rendu public est celui d’Emile Mota, son conseiller économique.

Ainsi, ce dernier confie qu’au moment des faits, « le président était assis sur un fauteuil à accoudoir près de la porte  et j’étais moi-même sur un canapé, devant une longue table basse ».

C’est entre temps, poursuit-il que  le garde du corps est entré. « Plutôt que de murmurer à l’oreille de Kabila,  il a rapidement tiré son revolver de son holster et a tiré sur lui, dans le côté gauche du cou, à bout portant. Le président est tombé en arrière », témoigne-t-il.

Et d’indiquer, « en s’échappant vers la porte, le tueur a tiré deux nouvelles balles dans 
l’estomac de Kabila ». « L’une d’elles l’a traversé de part en part et l’autre est venue se loger dans le canapé où j’étais assis », a-t-il expliqué.

À l’en croire, « le garde du corps s’est enfui en courant, continue Emila Mota, et je l’ai suivi en appelant à l’aide. Il a bien vite été blessé au pied ou à la jambe, avant d’être abattu, non sans avoir encore tiré deux balles de son revolver ».

Se trouvant dans une situation critique, Laurent Désiré Kabila a été transporté à l’hôpital avec l’aide des médecins et de son conseiller économique. C’est lors de ce transfert que le président a rendu l’âme malgré l’effort consentis par les médecins pour le réanimer.

Mobutu, Mandela, Kabila sur le bateau lors des négociations de paix en 1997.

Mobutu, Mandela, Kabila sur le bateau lors des négociations de paix en 1997.

Propulsé à la tête du pays

Kabila était un inconnu des congolais jusqu’à son apparition en 1996, alors qu’il signait un protocole d’accord avec les groupes rebelles du pays, mais aussi avec des exilés zaïrois.

De ce protocole est créé l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (Afdl). Ainsi, ils s’engagent à chasser le président Mobutu du pouvoir, malgré le fait que seul un groupe avait des combattants en son sein.

Cependant, ils ont été appuyés dans la conquête du pouvoir par les forces armées rwandaise, ougandaise et angolaise. Et, c’est le 17 mai 1997, qu’ils réussiront à conquérir Kinshassa à partir de Kivu. Une démarche qui a précipité la fuite de Mobutou du pouvoir depuis le 16 mai de la même date.

Au fil d’une fulgurante avance qui l’étonne lui-même, dit-on, Kabila constitue vaille que vaille un semblant d’armée congolaise, composée essentiellement de jeunes recrues — enfants-soldats — ou de déserteurs des anciennes forces armées zaïroises. Par la suite, il réussira progressivement à éliminer ou à contenir politiquement les trois anciens fondateurs de l’A.F.D.L. dont il n’était au début que le « porte-parole ».

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De cette démarche, il a été proclamé président, par les autres ténors du groupe.  Laurent-Désiré Kabila, qui prétendait n’avoir jamais été Zaïrois efface toute référence à cette dénomination née en 1971 par décision de son prédécesseur : le pays retrouve son appellation suite à son indépendance de 1960, le fleuve est à nouveau rebaptisé Congo, le franc congolais se substitue au nouveau zaïre, l’hymne national, la devise du pays sont changés.

Adama COULIBALY
Dakar – Oeildafrique.com


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