RDC: l’Eglise catholique espère arriver à un « consensus » sur le calendrier électoral

RDC: l’Eglise catholique espère arriver à un « consensus » sur le calendrier électoral
Image d'archives|Les Evêques de la RDC à la sortie de la Conférence épiscopale|DR

Image d’archives|Les Evêques de la RDC à la sortie de la Conférence épiscopale|DR

L’Église catholique en République démocratique du Congo (RDC) a souhaité lundi que le dialogue national que prépare le président Joseph Kabila débouche sur un « consensus » autour du calendrier électoral, que l’opposition juge trop serré pour être tenu.

« Pour les évêques, il est impérieux, pour le moment, d’avoir un consensus sur le calendrier électoral (…) promulgué par la Céni », la Commission électorale nationale indépendante, a déclaré l’abbé Léonard Santedi, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

Le prélat s’exprimait au sortir d’un entretien que des évêques ont eu avec M. Kabila, au premier jour d’une série de consultations qu’il mène pour définir les contours d’un dialogue national pouvant permettre l’organisation d’élections apaisées.

Le 12 février, la Céni avait publié le calendrier d’un cycle de scrutins qui s’achèvera en novembre 2016 par la présidentielle et les législatives. Pour l’opposition, ce calendrier est trop serré, « irréaliste » et menace de prolonger illégalement le mandat du chef de l’État.

« Tout dialogue doit se faire dans le respect (…) de la Constitution et surtout des délais constitutionnels en ce qui concerne l’organisation des scrutins », et il faut créer un « climat de confiance » nécessaire pour « réussir le processus électoral« , a insisté l’abbé Santedi.

Le climat s’est fortement crispé ces derniers mois dans le pays, l’opposition, ainsi qu’une partie de la majorité et de la société civile, s’opposant au maintien au pouvoir du président Kabila, à qui la constitution interdit de briguer un troisième mandat.

En janvier, entre 27 et 42 personnes, selon les sources, ont été tuées lors de manifestations dénonçant un projet de loi électorale qui conditionnait la présidentielle à un recensement, ce qui aurait pu permettre à M. Kabila de rester au pouvoir au-delà du terme de son mandat.

Le 15 mars, des militants congolais, trois activistes du Sénégal et un du Burkina Faso avaient été arrêtés après une conférence sur la bonne gouvernance et la démocratie. Les accusant de préparer des « actes de violences », Kinshasa a expulsé les étrangers mais maintient en détention deux Congolais.

Le président Kabila a également reçu lundi les représentants de l’Armée du salut et des religions protestante, kimbanguiste et musulmane.

Dans la semaine, il doit rencontrer d’autres religieux, des partis politique, la société civile et des diplomates.

AFP

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