RDC : L’opposition a marché ce jeudi à Kinshasa

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En RDC, la police a dispersé la manifestation de l'opposition à Kinshasa, le 26 mai 2016.

En RDC, la police a dispersé la manifestation de l’opposition à Kinshasa, le 26 mai 2016.|© RFI/Sonia Rolley

Elle l’avait annoncée avec insistance, elle a fait. L’opposition congolaise a tenu parole. Comme promis, elle est descendue dans la rue ce jeudi 26 mai pour effectuer sa marche dans un triple objectif : protester contre l’arrêt de la Cour Constitutionnelle rendu il y a peu au sujet de l’article 70 de la constitution relatif à la fin du mandat du président de la République, réclamer l’organisation de l’élection présidentielle dans les délais constitutionnels et enfin manifester la solidarité envers les habitants de Beni victimes des tueries répétées depuis deux ans.

Entre annulation, interdiction et différentes stratégies dissuasives de la majorité présidentielle l’opposition a persisté et a signé. La capitale a été par moment paralysée.  

Kinshasa a donné le ton

Dans la capitale, la dernière volte-face aux allures dissuasives de la majorité Présidentielle ne semble pas porter ses fruits. La MP a beau avoir annoncé une série de contre marche s’étalant sur 3 jours avant de faire marche en arrière. Elle a même improvisé une grande cérémonie publique d’identification des motards assortie des dons des casques de sécurité, une façon de dérober une bonne partie de ceux qui donne habituellement forme aux manifestations organisées par l’opposition. Malheureusement, toutes ces ruses malicieuses n’ont pas suffit à faire changer d’avis une opposition à laquelle s’est jointe une grande partie de la population avide d’expression de son ressenti.

Dès les premières heures de la matinée, la ville semblait paralysée. Commerces, services, boutiques, magasins ne tournait pas comme d’habitude. Un fait inhabituel pour une ville qui se lève d’ordinaire très tôt aux sons bouillonnants des multiples activités de sa population débrouillarde. Il n’y avait presque pas de circulation, les véhicules assurant les transports se comptent au bout des doigts. Quelques écoles seulement ont ouvert ; la grande majorité des parents préférant garder leurs enfants à la maison.

L’opposition a débuté sa marche partant du siège du MLC, parti cher à Jean Pierre Bemba. Tous les cadres de la Dynamique de l’Opposition, plusieurs cadres du G7 et du Front Citoyen 2016 ont participé à ce premier rassemblement.

Sur plusieurs rues et grandes artères de la capitale, l’on pouvait apercevoir des colonnes formées par une foule constituée des partisans des plusieurs partis de l’opposition arborant effigies et insignes de leur formation politique.

La procession est par la suite passée devant le palais du peuple. D’autres manifestants ont emprunté l’avenue de la Démocratie (Ex-24 Novembre), alors qu’elle ne figurait pas dans l’itinéraire établie par l’Hôtel de Ville.

Lorsque la police est entrée dans la danse

Comme toujours, les différentes processions ont été encadrées par la police. Le fameux Général Kanyama, commissaire provincial de la police en personne s’est positionné au croisement de l’avenue Kabinda et ex-24 novembre. On l’a vu laisser passer quelques manifestants.

Sauf que comme à l’accoutumée, c’est une présence source des problèmes. Et cette journée du jeudi 26 mai n’a pas biensur dérogée à la règle. Des heurts entre la police et les manifestants ont bel et bien eu lieu.

Le premier et le plus grand s’est déroulé sur l’Avenue de la Démocratie à quelques mètres de la maison Schengen. Les deux barrières placées par la police n’ont pas suffi à contenir les manifestants. Ce qui a obligé les policiers a utilisé plusieurs fois des gaz lacrymogènes pour empêcher la progression des manifestants.

Dans l’autre partie de la ville, plusieurs autres milliers de manifestants ont emprunté l’avenue des huileries. Là encore la police, débordée, a utilisé de gaz lacrymogènes et procédé à quelques interpellations.

Pendant ce temps, des cadres de l’opposition qui étaient presqu’arrivés au terrain de football de l’Hôpital Général de Kinshasa ont été dispersés.

Et la situation est loin de s’accalmer. Visiblement ça ne fait que commencer.

Freddy Mulumba
Kinshasa – © OEIL D’AFRIQUE

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Freddy Mulumba

Freddy Mulumba

Journaliste basé à Kinshasa, République Démocratique du Congo


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