RDC: des milliers de Congolais à Kinshasa pour écouter Étienne Tshisekedi

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Plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées dimanche à Kinshasa pour assister au premier meeting depuis son retour de l'opposant Étienne Tshisekedi|©DR

Plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées dimanche à Kinshasa pour assister au premier meeting depuis son retour de l’opposant Étienne Tshisekedi|©DR

Plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées dimanche à Kinshasa pour assister au premier meeting depuis son retour de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, vu comme un espoir de relance du dialogue entre l’opposition et le président à l’heure où plane l’incertitude sur la tenue de la présidentielle.

Un climat politique très tendu règne en RDC depuis plusieurs mois. L’opposition congolaise craint que le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de briguer un nouveau mandat, ne reporte le scrutin présidentiel prévu en fin d’année pour s’accrocher au pouvoir.

M. Tshisekedi, 83 ans, est rentré mercredi en République démocratique du Congo après deux ans de convalescence en Belgique. A son arrivée en RDC, des milliers de personnes s’étaient massées pour l’accueillir.

Opposant sous la dictature de Mobutu Sese Seko (1965-1997), l’octogénaire a aussi combattu le régime de son successeur Laurent-Désiré Kabila, père de l’actuel chef de l’État. Il était arrivé deuxième de la présidentielle de 2011, dont il avait rejeté les résultats.

Jusqu’ici, l’opposition congolaise n’a jamais réussi à former un front uni contre le régime de M. Kabila. Il y a un mois, un opposant de poids, Moïse Katumbi, a été mis en difficulté par le régime et contraint de partir à l’étranger.

Dans un tel contexte, l’opposition espère que le retour d’Etienne Tshisekedi, un chef de file encore très populaire, permettra d’obtenir des avancées face au président sortant, soupçonné de vouloir demeurer au pouvoir au-delà de la fin de son mandat, au mépris de la Constitution.

La majorité quant à elle attend de M. Tshisekedi qu’il annonce la participation au « dialogue national » du Rassemblement, nouvelle coalition des forces opposées au maintien de M. Kabila au delà de son mandat.

Joseph Kabila a convoqué ce dialogue en novembre pour permettre l’organisation d' »élections apaisées » mais plusieurs forces d’opposition ont décidé de bouder un forum perçu comme un « piège » du pouvoir.

Alors que des milliers de partisans gagnaient le centre de Kinshasa, où doit s’exprimer Etienne Tshisekedi, plus à l’est, une foule considérable occupait les alentours de la résidence de l’opposant, en vue de l’escorter jusqu’au lieu du meeting, a constaté une journaliste de l’AFP.

– ‘Aboutir à quelque chose de bon’ –

Une clameur a accompagné l’apparition du vieil opposant coiffé de sa légendaire casquette grise, à bord d’une jeep qui le conduisait au boulevard Triomphal où patientaient depuis le matin des milliers de partisans.

Une armée de motards a précédé la jeep, dans un concert de klaxons pour former le cortège, dans un décor constitué des drapeaux des différents partis d’opposition, empêchant toute circulation dans les deux sens du boulevard Lumumba qui conduit à l’aéroport international de Ndjili à Kinshasa.

Un groupe de jeunes portant un cercueil scandait des slogans hostiles au président Kabila, gesticulant comme lors d’un deuil.

L’opposant doit s’exprimer sur le podium orné d’une bâche bleue portant les inscriptions : « Le Rassemblement, amour du Congo – Unité de l’opposition ».

Sur des banderoles on pouvait lire: « Le changement c’est maintenant »; « pas de dialogue sans libération des prisonniers politique et d’opinion ».

« Le seul leader en RDC, c’est Tshisekedi, malgré son âge », assure Faustin Kabeya, militant d’une soixantaine d’années de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti d’opposition historique.

« En 2011, nous avions voté Tshisekedi mais la communauté internationale a toujours imposé Kabila », s’emporte Martin, appelant à l’alternance à la tête de l’État le 20 décembre, date de la fin du mandat du dirigeant congolais.

« Nous réclamons aujourd’hui l’alternance, nous réclamons la libération des prisonniers politiques et d’opinion », décrète Gloria Senga, militante de Lutte pour le changement (Lucha), un mouvement citoyen dont une dizaine de militants ont été « arrêtés injustement » depuis mars 2015 en RDC.

Le régime actuel étant « dictatorial, autoritaire », la militante espère que le « Rassemblement va aboutir à quelque chose de bon », pour la RDC.

AFP

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