RDC: Moins de 40% de femmes pratiquent l’allaitement maternel

RDC: Moins de 40% de femmes pratiquent l’allaitement maternel
Moins de 40% de femmes pratiquent l’allaitement maternel

Campagne Unicef au Mali

L’allaitement profite aux bébés, aux mères et aux familles mais il représente également des économies pour les gouvernements.

À l’occasion du 20e anniversaire de la Semaine de l’allaitement maternel, l’Unicef a publié des statistiques inquiétantes sur le taux de femmes qui le pratiquent en RDC. La moyenne nationale est estimée à 37%, au regard des résultats rendus publics par l’enquête MICS 2010 qui montrent de graves lacunes au sujet de la mortalité infantile et maternelle ainsi que de l’allaitement maternel dans le pays.

Le taux inférieur des femmes allaitantes justifie la mobilisation de tous les acteurs opérant dans ce secteur dont l’objectif est de mettre en place des politiques nationales encourageant vigoureusement l’allaitement maternel. Ce qui pourrait sauver chaque année la vie d’environ un million d’enfants de moins de 5 ans dans le monde en développement. Le manque d’information sur l’allaitement auprès des mères lors de l’accouchement, des consultations pré et postnatales ainsi que la persistance des pratiques traditionnelles figurent parmi les principaux freins à l’allaitement maternel exclusif en RDC.

Selon l’Unicef, pour relever les défis de la malnutrition qui frappe 43% d’enfants de moins de 5 ans – environ 5,5 millions d’enfants congolais, une approche synergique s’avère indispensable. «L’allaitement maternel exclusif estune première étape importante. Il contribue à construire la fondation de toute la vie en assurant une bonne santé et un développement cognitif au bébé, en garantissant à l’enfant la capacité d’apprentissage et en augmentant la productivité de l’adulte », a souligné Sylvie Fouet, représentante adjointe de l’Unicef.

En dépit de preuves irréfutables qui établissent que l’allaitement exclusif protège demaladies comme la diarrhée et la pneumonie, qui tuent des millions d’enfants chaque année, les taux d’allaitement ont quasiment stagné dans le monde en développement, passant de 32 % en 1995 à 39 % en 2010. La série 2008 surla nutrition de « The Lancet » a mis en évidence le fait qu’un nourrisson a quatorze fois plus de chances de mourir au cours des six premiers mois de sa vie s’il n’est pas allaité que s’il est nourri exclusivement au sein. Le lait maternel couvre totalement les besoins nutritionnels du nourrisson et représente l’un des meilleurs investissements qui soient dans la survie de l’enfant, puisque son coût réside essentiellement dans l’alimentation de la mère.

À en croire le directeur général de l’Unicef, Anthony Lake, l’allaitement profite non seulement aux bébés, aux mères et aux familles mais, à long terme, il représente également des économies pour les gouvernements.

 

 


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