RDC: Ntaganda affirme ne pas être impliqué dans les combats à l’est

RDC: Ntaganda affirme ne pas être impliqué dans les combats à l’est

BOSCO NTAGANDA

GOMA (RDCongo) – Le général Jean-Bosco Ntaganda a affirmé ne pas être impliqué dans les violents combats qui opposent dans l’est de la RDC l’armée à des soldats mutins, ex-membres de la rébellion dont il était chef d’état-major.

Je ne suis pas impliqué dans les affrontements qui se passent entre les FARDC (Forces armées de la RDC) et les militaires qui ont fait défection début avril notamment dans la province du Nord-Kivu (est), a déclaré en swahili à l’AFP le général Ntaganda, interrogé par téléphone.

Je suis dans ma ferme près de Mushaki. Ma hiérarchie militaire sait que je suis là et m’a autorisé d’y rester. Même le chef de l’Etat (Joseph Kabila) le sait, a ajouté le haut-gradé habituellement basé à Goma, la capitale provinciale, et dont la localisation n’était pas connue avec certitude.

Début avril, plus d’une dizaine d’officiers supérieurs, ex-membres de la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), ont quitté les rangs avec quelques centaines d’hommes dans les provinces instables des Nord et Sud Kivu (est).

Les soldats ex-rebelles, dont la plupart auraient rejoint leurs unités ou se seraient rendus, sont proches du général Ntaganda, ex-chef d’état-major du CNDP recherché par la Cour pénale internationale (CPI). Ils ont été intégrés comme lui dans l’armée régulière début 2009 après un accord de paix avec Kinshasa.

J’ai appris que les mutins auraient des revendications qui les poussent à déserter les rangs des FARDC, a dit Jean-Bosco Ntaganda, expliquant qu’il n’avait pas le pouvoir de les combattre parce qu’il n’avait pas de fonction de commandement actuellement.

Depuis dimanche, des combats opposent l’armée régulière aux mutins au Nord-Kivu, surtout dans les territoires de Masisi -où se trouve Mushaki- et Walikale, où des soldats ex-rebelles se sont alliés à une milice d’auto-défense Maï Maï accusée d’avoir participé dans la zone aux viols de près de 400 personnes l’été 2010.

Interrogé sur sa réaction lorsque les combats à l’arme lourde se sont produits près de sa ferme, le général Ntaganda a déclaré: Je n’ai pas paniqué lors des affrontements de Mushaki parce que je suis militaire, et que j’ai ma garde rapprochée.

©AFP


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