RDC: Thierry Michel veut l’annulation de son expulsion

RDC: Thierry Michel veut l’annulation de son expulsion
Thierry Michel veut l'annulation de son expulsion

Le cinéaste belge Thierry Michel conteste les motifs de son expulsion de RDC

Le cinéaste belge Thierry Michel, expulsé dimanche soir de République démocratique du Congo (RDC) pour « défaut de visa » à son arrivée à l’aéroport de Kinshasa, où il comptait présenter son film « L’affaire Chebeya, un crime d’Etat » consacré à l’assassinat d’un célèbre militant congolais des droits de l’Homme, a affirmé mercredi qu’il était « à la fois parfaitement en règle de visa et en règle d’autorisation de tournage ».

Il a ainsi réfuté les explications fournies par l’ambassade de la RDC à Bruxelles, qui avait pointé le fait que le réalisateur n’était pas en possession d’un visa sortie-retour (VSR), comme requis afin d’appuyer son visa d’établissement spécial.

Dans un communiqué adressé à l’agence BELGA, Thierry Michel a fourni en annexe une copie de ses deux visas.

Il ajoute que son visa d’établissement stipule: « Son détenteur est dispensé de visa de sortie et retour » – ce qui signifie bien, selon lui, qu’il n’avait aucune démarche consulaire complémentaire à faire pour voyager en RDC.

Le cinéaste ajoute qu’il a été interpellé dimanche à l’aéroport de Kinsahasa-N’Djili « alors qu’il attendait ses bagages, une fois ce visa/tampon d’entrée apposé sur son passeport pour être emmené dans les bureaux de l’immigration avant d’être reconduit de force dans l’avion » à destination de Bruxelles.

« Il n’y a donc pas refoulement mais expulsion puisque j’avais bien reçu mon passeport avec ce cachet et passé le contrôle douanier », a-t-il souligné.

Il a également présenté l’autorisation de tournage que lui avait accordé le ministre de l’Information le 16 février dernier et valable jusqu’au 21 février 2013.

Méprise et abus

« Je pense donc qu’il y a eu méprise et abus de la part des services de l’immigration et je demande l’annulation de cette décision », comme le demande également la France dans une déclaration faite mardi par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, a-t-il encore fait valoir.

Thierry Michel note qu’il a subi un « sérieux préjudice professionnel et financier » du fait de cette « expulsion » administrativement non conforme aux règles consulaires.

Il comptait projeter jeudi et vendredi à Kinshasa son film « L’affaire Chebeya, un crime d’Etat?  » consacré au procès de huit policiers congolais impliqués dans l’assassinat du militant congolais des droits de l’Homme Floribert Chebeya Bahizire.

« Sans parler de l’atteinte à la liberté de presse qu’implique cette expulsion qui m’empêche de continuer mon travail journalistique en RDC et en particulier de suivre le procès en appel de l’affaire Chebeya, dont la prochaine comparution est prévue le mardi 17 juillet à Kinshasa et qui était l’un des objectifs prioritaires de ce voyage », conclut le communiqué.

Belga

Bona

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