RDC: un député condamné à trois ans de prison ferme pour incitation à la révolte

RDC: un député condamné à trois ans de prison ferme pour incitation à la révolte

Un député de la majorité, Muhindo Nzangi, arrêté dimanche à Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo, a été condamné à trois ans de prison ferme pour incitation à la révolte, a-t-on appris mardi soir auprès d’un autre député.

M. Nzangi a été condamné à trois ans de prison ferme pour (incitation à la) révolte de la population contre l’autorité de l’Etat, a décidé la Cour suprême, qui statuait sur le dossier en matière de flagrance, a déclaré à l’AFP le député Boris Maelezo, lui aussi de la majorité et présent au procès. C’est triste, a-t-il ajouté.

Dimanche, Muhindo Nzangi avait participé à un débat sur la radio Kivu One sur l’appel de la Société Civile du Nord-Kivu (associations, syndicats, organisations religieuses…) à une opération rapide de la nouvelle brigade d’intervention de la force de l’ONU au Congo, la Monusco, contre les groupes armés de la région.

Suite à ses propos, le député a été arrêté dimanche à Goma et transféré le même jour à Kinshasa. Son dossier a été transmis au procureur général de la République pour un procès en flagrance. D’après M. Maelezo, son confrère ne pouvait pas bénéficier de l’immunité à cause de la gravité de accusations portées contre lui.

M. Nzangi était accusé de haute trahison car ils ont qualifié ses propos d’outrage au chef de l’Etat (Joseph Kabila), d’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure et de violation du secret de la défense nationale, avait expliqué mardi matin à l’AFP M. Maelezo.

Le ministère public reprochait à M. Nzangi d’avoir révélé des changements tactiques de l’armée alors qu’elle combattait le Mouvement du 23 mars (M23), principal groupe armé du Nord-Kivu, dont Goma est la capitale, avait-il ajouté.

M. Nzangi aurait en outre appelé la population à faire pression sur l’armée pour qu’elle reprenne l’offensive contre le M23 si le président Kabila ne lui en donnait pas l’ordre, avait indiqué M. Maelezo citant toujours le ministère public.

Il n’a fait qu’émettre son avis. Je pense qu’ils sont allés trop vite en besogne, avait affirmé M. Maelezo, qui reconnaît toutefois n’avoir pas entendu l’émission.

Il a dit que si la société civile veut mener des actions il faut qu’elle s’adresse au commandement suprême des armées, qui est le chef de l’Etat, et non à la Monusco. Il n’a pas demandé qu’on s’en prenne au chef de l’Etat, avait pour sa part indiqué à l’AFP un avocat de Goma qui a écouté le débat.

Elu député national à Goma en 2011, Muhindo Nzangi est membre du Mouvement social pour le renouveau (MSR), qui compte 32 députés sur 500 et auquel appartient le conseiller spécial du président Pierre Lumbi.

A plusieurs reprises, Muhindo Nzangi a critiqué le gouverneur Julien Paluku pour sa gestion de la province riche et instable du Nord-Kivu.

AFP

[wp_ad_camp_3]


Tags assigned to this article:
RDC

[wp_ad_camp_4][wp_ad_camp_4][wp_ad_camp_4]

Related Articles

RDC : Dot trop élevée, couples fragilisés

 [GARD align= »center »] A Goma, à l’est de la RD Congo, des familles, trop gourmandes au moment de la dot, découragent

Chancelle Bilampassi Moutsatsi : «Il faut écouter et réécouter Obama »

[GARD align= »center »] Chancelle Bilampassi Moutsatsi est l’une des Congolaise qui a eu la chance de bénéficier du programme YALI. Elle

Centrafrique: Suspension de Moussa Dhaffane, 2e vice-président de la coalition Séléka

[GARD align= »center »] Les principaux dirigeants centrafricains de l’ex-coalition Seleka ont suspendu le 2e vice-président de la coalition, Mohamed Moussa Dhaffane,

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*