RDC : Vers des nouvelles sanctions américaines contre des autorités congolaises

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Joseph Kabila Kabange

Le président Joseph Kabila Kabange de la République démocratique du Congo, lors d’une rencontre avec le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier (non visible), à Kinshasa, 19 Février 2015. epa / MICHAEL KAPPELER

La menace des sanctions américaines contre plusieurs autorités congolaises ne faiblit pas. L’épée de Damoclès pèse toujours sur la classe politique congolaise.

Après le chef de la police de la ville de Kinshasa, le général Célestin Kanyama, la liste devrait s’élargir à d’autres caciques du pouvoir.

Aux Etats-Unis, les démarches vont dans ce sens. Présentement, le sénat et la Chambre des Représentants examinent une Résolution qui soutient des sanctions ciblées contre des responsables congolais. C’est la chambre des Représentants qui travaillait sur le document depuis quelques jours.

Une dizaine des personnes ciblées

Au total, c’est une liste de 18 personnes qui a été élaborée par elle la chambre des représentants. Si aucune identité des personnes n’a filtré, des sources proches du dossier renseignent que ce devrait concerner des personnes à qui l’on reproche de freiner le processus démocratique qui peine à décoller et de violer les droits humains.

Les Etats-Unis sont assez fournis en documentation puisque très récemment, la Mission de l’Onu en RDC, Monusco avait transmis un rapport contenant plus de 200 cas de violation des droits humains recensés dans le pays.

Cependant, cette liste est encore en toilettage, puisqu’elle devrait d’abord être soumise à un débat avant d’être envoyée au Département d’Etat.

Kinshasa veut calmer le jeu !

C’est ce que l’on pourrait comprendre à travers une série des gestes posés par le régime de Joseph Kabila. Il ya quelques semaines, Kikaya Bin Karubi, conseiller diplomatique du président congolais s’est rendu à Washington pour a-t-on compris essayer d’apaiser la détermination des Etats-Unis. Autre fait, c’est l’accélération du processus électoral dont la machine semblait par moment tourner au ralenti. Lors de son récent séjour dans l’Est du pays, le président Joseph Kabila n’a pas cessé de marteler sur la tenue des élections. Toujours dans cette logique d’apaiser l’occident, il faudrait mentionner, le changement de discours constaté. Un cas de figure, c’est la dernière sortie médiatique de Henry Mova Sakanyi, secrétaire général du PPRD, le parti au pouvoir qui a au cours d’une interview à Rfi exclu toute velléité d’organiser un référendum pour permettre au président Kabila de se représenter. A cela s’ajouter, le déblocage par le gouvernement congolais d’un montant d’environ 120 millions Usd $ pour le début de l’enrôlement des électeurs à fin juillet.

Une bonne dose des gestes pour tenter calmer le jeu. Mais seulement, force est de savoir s’ils sont assez suffisant et convaincant pour faire changer d’avis les Etats-Unis qui paraissent inflexibles.

Une chose est sûre, plus le temps passe, plus la pression de l’occident grandit.

Freddy Mulumba
Kinshasa – © OEIL D’AFRIQUE

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Freddy Mulumba

Freddy Mulumba

Journaliste basé à Kinshasa, République Démocratique du Congo


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