Reprise du procès de Mme Gbagbo le 20 juin à la demande de sa défense pour étudier de nouvelles pièces

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Simone Gbagbo

L’ex-première dame ivoirienne, Simone Gbagbo, lors de son deuxième procès devant la justice ivoirienne à Abidjan, le 31 mai 2016.© ISSOUF SANOGO / AFP

Le procès en assises de l’ex-Première de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, qui comparaît pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité », a été suspendu jusqu’au 20 juin 2016, à la demande de sa défense pour étudier de nouvelles pièces de plus de 300 pages.

L’audience qui devrait reprendre ce lundi, n’a pu se tenir véritablement en raison de cette requête du Conseil de Mme Gbagbo, qui a souhaité avoir une semaine supplémentaire pour mieux affûter ses arguments face à ces nouveaux documents à charge.

La Cour d’assises d’Abidjan qui juge depuis le 31 mai l’épouse de l’ex-président Laurent Gbagbo a accepté cette requête et décidé de suspendre le procès d’une semaine pour permettre à la défense de prendre connaissance des nouvelles pièces versées au dossier.

Le tribunal devrait prouver au cours de ce procès que Mme Gbagbo a joué un rôle dans la crise postélectorale ivoirienne de 2010-2011 qui a fait plus de 3.000 morts selon les résultats d’une enquête officielle.

« Je n’ai jamais été au cœur du système (de l’ex-président Laurent) Gbagbo », s’était défendue l’ex-Première devant les juges, avant de s’interroger: où son époux serait si elle « avait été au cœur de son système? ».

L’ancienne vice-présidente du Front populaire ivoirien (Fpi), le parti son M. Gbagbo, a soutenu  qu’elle n’a « jamais » dirigé de supposée cellule de crise de son parti lors des violences postélectorales de 2010-2011.

« C’est le président du parti qui dirigeait les réunions », a-t-elle dit, faisant allusion à l’ex-Premier ministre Affi Nguessan, qui conduit actuellement la formation politique.

Mme Gbagbo a été déjà condamnée à 20 ans de prison ferme pour « atteinte à la sûreté de l’État » après un jugement sur les violences postélectorales ivoiriennes. Elle est par ailleurs sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).

Son mari, lui est en procès à La Haye depuis le 28 janvier 2016 et comparaît avec l’un de ses proches, Charles Blé Goudé, ex-leader des « jeunes patriotes », pour « crimes contre l’humanité » lors des violences postélectorales ivoiriennes, de décembre 2010 à avril 2011.

Erick de Baru
Abidjan – © OEIL D’AFRIQUE

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