Rwanda: le TPIR condamne Augustin Ngirabatware à 30 ans de prison

Rwanda: le TPIR condamne Augustin Ngirabatware à 30 ans de prison

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Augustin Ngirabatware

Augustin Ngirabatware, ancien ministre rwandais

L’ancien ministre rwandais Augustin Ngirabatware écope d’une peine réduite de trente années de prison pour sa participation au génocide de 1994. C’est le verdict prononcé par le Tribunal pénal international pour le Rwanda vendredi.

Augustin Ngirabatware, ancien ministre rwandais a été reconnu coupable de génocide et d’incitation directe et publique à commettre le génocide. Le Tribunal pénal international pour le Rwanda, l’a condamné à une peine d’emprisonnement de trente ans. Cette annonce lui a été faite lors de sa comparution devant le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux, institution chargée des dossiers résiduels du TPIR.

Les juges d’appel qui ont écouté Augustin Ngirabatware l’ont acquitté du chef de «viol constitutif de crime contre l’humanité», mais ont confirmé sa culpabilité dans ceux de génocide et d’incitation directe et publique à commettre le génocide.

«La chambre d’appel annule la peine de trente-cinq ans d’emprisonnement et impose une peine de trente ans d’emprisonnement», a déclaré le juge Theodor Meron.

Ministre du Plan du gouvernement intérimaire rwandais au moment des faits, Augustin Ngirabatware bénéficie tout de même d’une réduction de peine de cinq ans en appel.

Le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux, institution chargée des dossiers résiduels du TPIR, fermera ses portes, après un dernier procès en appel en 2015, et de son homologue pour la Yougoslavie dont le mandat s’achève fin 2014.

Depuis son institution en 1994 pour juger les responsables du génocide qui a fait environ 800.000 morts, entre avril et juillet 1994, le TPIR a mis 92 personnes en accusation, en a condamné 61 et a acquitté 14.

© OEIL D’AFRIQUE


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  1. CESAR
    CESAR 19 décembre, 2014, 20:32

    Nigirabatware Augustin, à l’instat de du docteur Ngirumpates qui ne peut même pas tuer un chat, 30 ans ferme pour ce qu’il est nullement pour ce qu’il a fait.

    Ngirabatwre n’a jamais mis ses pieds dans sa commune à l’époque invoquée par les juges du TPIR. Il est arrivé à Ginsenyi avec le gouvernement intérimaire. Les massacres dans la commune de Nyamyumba ont été commis dans les deux premières semaines d’avril 1994. A la date d’arrivée du gouvernement intérimaire à Gisenyi, il n’y avait plus de massacres.Ce fait est notoire et partant vérifiable.Dès lors que l’accusé a,à bon droit persisté à soutenir qu’il n’était pas dans sa commune natale aux dates invoquées par le procureur du TPIR, la logique élémentaire pour les gens qui prétendent oeuvrer pour la justice et rien que la justice, aurait été de faire une descente sur le lieu et constater l’inexistence des victimes fantômes tutsi qui lui sont imputées et corrélativement l’absence des faits invoqués par le procureur du TPIR. Par ailleurs, il est surprenant que son avocat n’ait pas demandé la descente sur le lieu comme l’a fait l’avocat de Zigiranyirazo.

    La réalité est la suivante. Il est de notoriété publique que dans nos compagnes , tous les Rwandais connaissent qui est qui et qui a fait ou fait quoi et ce, depuis des sicles.
    Le gouvernement rwandais à savoir les membres d’un groupe spécial des services secrets rwandais spécialisés dans la fabrication des faux témoignages, les liquidations physiques des opposants et autres méfaits en tous genres ont fabriqué faits et des faux témoignages contre Ngirabatware dans un premiers temps et recruté et préparé des faux témoins pour aller cherger l’accusé moyennant 2000 dollars US chacun dans un second temps.
    Après leur funeste forfait, ils se sont publiquement ventés avoir chargé faussement Ngirabatware contre 2000 dollars US et avec cette somme souillé de sang, ils ont pu se construire des cabanes. Ces gens, dépourvus de moralité élémentire, sont connus de leurs voisins.Certains regrettent ce qu’ils ont fait mais c’est trop tard. Ils ont oublié un détail important: tout méfait de l’homme contre son semblable innocent au demeurants ne reste jamais impuni. Ce qui ont accepté l’argent souillé de sang de leurs compatriotes payeront.C’est une question de temps. Mes affirmations sont vérifiables par les journalistes d’investigation et autres, assoiffés de justice. Que le Plus Haut protère les victimes de l’injustice agrantecontre les innocents.Je n’ignore pas que dans le monde dans lequel nous vivons, l’argent est devenu le régle cardinale qui gouverne la vie des Hommes. Certains comme ce qui ont commis l’irréparable contre Ngirabatware sont aptes à vendre les culottes de leurs mères ou éliminer leurs pères pour gagner de l’argent. Lorsqu’un juge condamne un innocent uniquement pour satisfaire ses maîtres à savoir ceux qui l’ont nommé et uniquement pour continuer à gagner des milliers de dollars alors qu’il sait très bien qu’il est innocet, on ne peut plus parler de juges mais mais de la honte des vrais homme de loi.Tel est le cas en l’espèce commenté.
    Cette affaire comme celle de Ngirumpatse entre autres pourra faire l’objet d’une révision à condition que son avocat soit actif et accepte l’aide du groupe des Patriotes Rwandais, assoiffés de Justice et de Liberté dans ce pays. Les méfaits des Juges du TPIR ou les obligés du régime Kagame avec l’appui de ses sponsors doivent et devront être portés à la connaissance du public international.C’est pourquoi j’ai lancé un appel aux faux témoins qui sont des milliers dans ce pays d’oser dire la vérité, peu importe les conséquences encourues car quoi qu’il advienne leurs forfaits ne resteront pas impunis.

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