Sénégal: la CEDEAO invitée à faire pression sur Yahya Jammeh

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Les Présidents Macky Sall et Yahya Jammeh

Les Présidents Macky Sall et Yahya Jammeh|DR

Le Président gambien Yahya Jammeh inquiète toujours la communauté internationale.  A 24 heures du sommet de la CEDEAO prévue à Dakar, la société civile gambienne s’est réunie dans la capitale sénégalaise pour demander à l’institution régionale de mettre la pression sur l’homme fort de Banjul.

«La Gambie est dans une situation d’urgence. Nous ne voulons plus qu’il (Yahya Jammeh) nous gouverne. Nous lui donnons un ultimatum. Je veux être l’agneau du sacrifice». Ces propos de Fatoumata Tambajang, ancien ministre gambien de la Santé, qui prenait part jeudi à Dakar au Forum sur la situation des droits humains en Gambie, traduisent un certain engagement mais aussi de désespoir vis-à-vis du régime «répressif» du Président gambien. C’est pour voir comment mettre fin à la violation des droits de l’homme en Gambie que la société civile s’est réunie durant deux jours à Dakar.

La rencontre vise à faire le plaidoyer pour que le bilan «déplorable» des droits humains dans ce pays soit inscrit dans l’agenda du sommet de la Cedeao qui se tient, samedi 4 juin, dans la capitale sénégalaise.

De son côté, Stephen Cockburn, chargé des questions de recherche au bureau régional d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest précise: «En Gambie, il y a 87 personnes qui sont détenues dont 51 inculpées et 36 en garde à vue depuis les protestations de l’opposition organisées en avril et mai 2016».

Stephen Cockburn ajoute : «Il y a donc 87 raisons pour la Cedeao d’agir en Gambie. Il y va de la crédibilité et du respect de ses institutions. La Cedeao peut et devrait ouvrir des enquêtes sur les violations des droits de l’homme et exiger de Yahya Jammeh le respect des libertés des citoyens».

Selon Amadou Janneh, président de la Coalition for change (Coalition pour l’alternance, Ndlr), plusieurs moyens ont été utilisés pour mettre un terme au régime répressif de Yahya Jammeh, sans succès. Il annonce une feuille de route, sans plus de détails, pour venir à bout des violations des droits de l’homme en Gambie.

© OEIL D’AFRIQUE

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1 commentaire

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  1. Dabo
    Dabo 3 juin, 2016, 08:49

    Que dites-vous du régime d’Abidjan avec ces centaines de prisonniers politiques dans les prisons à Abidjan et dans les villes de l’intérieure ?

    Répondre à ce commentaire

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