Sénégal : le Maroc aide le Mali à retrouver la voie d’un islam de lumière

Sénégal : le Maroc aide le Mali à retrouver la voie d’un islam de lumière

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Le Maroc va former 500 imams maliens © AFP

Le Maroc va former 500 imams maliens © AFP

Le Maroc vient d’accéder à la demande du nouveau chef de l’Etat malien, Ibrahim Boubacar Keïta (lors de son investiture le 19 septembre à Bamako), de former cinq cent imams maliens pour une durée de six ans et aux frais du Royaume chérifien.

L’objectif selon les autorités des deux pays, est de valoriser les liens spirituels étroits entretenus avec les confréries subsahariennes, notamment la Tidjaniya et la Qadiriya.

Aujourd’hui, c’est environs quatre cents dossiers envoyés des quatre coins du pays qui sont sur la table des autorités maliennes. Cependant, il faut que l’imam candidat à cette formation ait moins de 45 ans pour apprendre et transmettre les connaissances acquises.

C’est Abdellatif Begdouri,  membre du Conseil des oulémas de Rabat et chef de cabinet d’Ahmed Toufiq, le ministre marocain des Affaires islamiques qui a été envoyé par le roi Mohamed VI à Bamako pour procéder à l’entretien et à l’audition des imams maliens. A l’en croire, tous les candidats « ont moins de 45 ans, une tranche d’âge qui permet d’apprendre et de transmettre ».

« Faire rayonner l’islam en Afrique depuis le Maroc est une expérience capitale. La majorité des populations du Mali est musulmane sunnite, de rite malékite, tidjane ou soufi. Comme nous », a-t-il indiqué depuis son nouveau bureau à Bamako.

Pour rappel, lors de l’investiture d’Ibrahim Boubacar Keïta, le roi marocain avait longuement reçu les représentants de ces confréries. Etant donné que Maroc était le pays invité à cette cérémonie d’investiture. Ainsi, Maroc  incarne une certaine stabilité politique et religieuse aux yeux de l’Afrique subsaharienne dans une région en proie à la violence de tout genre.

Selon Salaheddine Mezouar, le ministre marocain des Affaires étrangères, « la sécurité cultuelle dans le Sahel est une priorité. Beaucoup la sous-estiment, mais le Maroc prend cette question très au sérieux ».

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« Les fils du grand imam de Tombouctou, de Djenné, de San et d’autres grandes familles sont là. Ils pourront user de leur influence pour transmettre un islam de lumière, remporter la guerre de l’esprit face au wahhabisme, et apporter la paix dans le nord du Mali », a-t-il expliqué à la presse.

Du côté malien,  le leader religieux malien Thierno Hady Thiam a fait le déplacement afin de rassurer les étudiants, la majorité n’ayant jamais encore quitté le Mali.

A noter que cette formation s’inscrit selon les autorités maliennes et marocaines, dans le cadre de la « lutte contre le terrorisme ». Car disent-ils, « ces cent premiers imams maliens seront, à leur manière, des combattants de la paix ».

Adama COULIBALY
Dakar-Oeildafrique.com


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