Sénégal : le Sénat et la vice-présidence supprimés des institutions de la République

Sénégal : le Sénat et la vice-présidence supprimés des institutions de la République
le Sénat et la vice-présidence supprimés

Le siège de l’Assemblée Nationale sénégalaise à Dakar

Le congrès du Sénégal a approuvé par 176 voix le projet de loi portant suppression du Sénat et de la vice-présidence, comme l’avait souhaité en août le président Macky Sall, afin d’allouer ce budget à l’aide des victimes des inondations

Le Congrès sénégalais, formé du Sénat et de l’Assemblée nationale, compte 250 membres. Les députés ont voté le 18 septembre, en deuxième lecture le projet après son rejet par le Sénat. Le groupe parlementaire Libéraux et Démocrates, constitué par l’ancien parti au pouvoir, le PDS, a boycotté le scrutin. Ce groupe est constitué de douze députés. Les 176 parlementaires ayant voté pour ont procédé de la sorte : 168 voix à main levée et huit par procuration.

Le ministre de la Justice, Aminata Touré, a indiqué que les compétences du Sénat ne seraient pas supprimées, mais plutôt « dévolues » à l’Assemblée nationale. S’exprimant lors de l’examen par le congrès de la loi relative à la suppression du Sénat et de la vice-présidence, Aminata Touré a assuré que le travail des sénateurs allait être poursuivi. Défendant le projet de loi, il a expliqué que ces modifications constitutionnelles s’inscrivaient dans le cadre de la rationalisation des dépenses publiques et des institutions.

Rappelons que c’est le 28 août que le président sénégalais, Macky Sall, avait annoncé l’intention du gouvernement d’introduire, en procédure d’urgence, un projet de loi portant suppression du Sénat et de la vice-présidence. Le chef de l’État, qui venait de prendre cette décision suite aux inondations causées par des pluies diluviennes, avait précisé que le budget de la chambre haute du Parlement, près de huit milliards FCFA, serait affecté aux secours, pour « venir à bout des inondations ».

Par ailleurs le Congrès sénégalais a approuvé la création d’un Conseil économique, social et environnemental.

Boris-Kharl Ébaka

 



Related Articles

Zimbabwe : Robert Mugabe donné vainqueur, son rival crie à la fraude électorale

Même si les résultats de ce scrutin crucial pour le Zimbabwe n’ont pas encore été dévoilés, de fortes présomptions donnent

Congo: Que peut faire Pierre Ngolo ?

Le 12 octobre, puis le 17, deux lettres appelaient sans le dire à l’arbitrage du secrétaire général du Parti congolais

Sénégal: Total finance le Parti Socialiste sénégalais à hauteur de 850 millions de francs Cfa

[GARD align= »center »] Le scandale qui défraie la chronique actuellement au Sénégal concerne le Parti Socialiste Sénégalais (au pouvoir entre 1960

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*