Sénégal : Les réseaux sociaux deviennent de plus en plus des canaux de drague

Sénégal : Les réseaux sociaux deviennent de plus en plus des canaux de drague

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Photos d'Archives pour illustration

Photos d’Archives pour illustration

L’engouement des africains pour les réseaux sociaux n’est plus à prouver. Et les sénégalais font parti de ces peuples qui ont totalement épousés l’usage quasi quotidien de ces nouveaux rois d’internet. Twiter, Instagram et surtout le célèbre réseau Facebook n’ont plus de secret pour les Dakarois. De l’idée originelle de rapprochement de peuple et de partage d’informations, d’autres en ont dénaturé l’usage, qui inquiète les gouvernants. Escroqueries et prostitution via les réseaux sociaux ne quittent plus les grands titres des journaux sénégalais. Quelle est la face cachée des réseaux sociaux au Sénégal?

Avec plus de 600 millions d’abonnés à travers le monde, facebook permet dans une première mesure à certains de retrouver de vielles connaissances ou de se faire des nouveaux amis mais aussi dans une moindre mesure à certains de s’adonner à la débauche.

Mais, certaines femmes utilisent ce réseau pour s’exposer nue afin d’attirer ou d’accrocher une clientèle sexuelle. La plupart du temps, elles proposent des rencontres en privé dans des lieux spécifiquement destinés à la pratique sexuelle. Leur Modus Operandi est de cibler des potentiels clients dans l’optique de les pousser à une relation monnayer. Pour ce faire, elles n’hésitent pas à communiquer leurs contacts à leurs cibles dans le but d’être contactées par la suite pour un rendez-vous. Mais en réalité, leur but est tout autre.

L’objectif final de ce mode opératoire est de gagner quelques billets de banques en se livrant aux hommes qu’elles accrochent par toutes les stratégies possibles sur les réseaux sociaux.

Dans cette catégorie d’internautes, se trouvent également des femmes qui sont pratiquement dans le troisième âge. En effet des femmes qui sont déjà dans la cinquantaine et qui n’ont pas eu la chance d’avoir un foyer et qui sont pour la plupart en détresse, cherche à avoir du réconfort en se proposant au plus jeunes qu’elles. Pour y arriver, elles sont prêtes à casser leur tirelire pour s’offrir de moments agréables avec des jeunes hommes qu’elles ne cessent d’entretenir, dans certains cas.

Elles se démènent autant que faire se peut, pour cacher à leur entourage, l’existence de ce genre de relations. Elles les présentent plutôt comme une affection ou encore une façon d’aider leur partenaire.

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A Dakar, A. Dieye, élève en classe de terminal a accepté de se confier à la Rédaction de Oeildafrique.com sur une aventure de ce genre qu’il a eue avec une femme âgée de la capitale sénégalaise.

« Une fois, il y a eu une Mamie qui m’a envoyé une demande d’ajout. Quand j’ai accepté, dans un premier temps je ne pensais pas que j’allais entretenir une histoire sexuelle avec elle. Mais, la première fois qu’elle m’a invité chez, c’était sous le prétexte de me présenter à son enfant dont elle disait qu’on se ressemble. Une fois sur les lieux, je n’avais vu personne. Elle m’a demandé de m’installer confortablement en attendant le retour de son garçon qu’elle a envoyé quelque part. Elle m’a offert à boire et à manger tout en restant très souriante à mon regard avec un gestuel très provocateur. Elle m’a invité à voir des photos dans sa chambre. Du coup, elle commençait à me toucher, à s’approcher davantage de moi et finalement on a fini, je ne savais comment à son lit ».

Le jeune garçon assure que cette dame lui donnait tout ce qu’il voulait. De même, M. Diop, étudiant dans un institut de la place a eu une histoire identique mais cette fois-ci avec une étudiante.

« J’ai envoyé une demande d’ami à une fille qui est aussi étudiant dans une école de formation. Quand elle a acceptée, nous avons passé deux jours à échanger pour mieux se connaitre avant de se donner un rendez-vous. Je suis passé à son école pour la chercher et l’amener chez moi. Une fois dans ma chambre, moi je voulais discuter un peu pour approfondir la connaissance. Mais, elle ne voulait rien entendre et préfère passer à la vitesse supérieure. Pressée qu’elle était, elle m’a suggérer de commencer par où je veux. J’ai pu renoncer à proposition de coucher avec moi. Mon refus n’a pas été de son goût. Une fois connecter chez elle, je me suis rendu compte qu’elle m’a supprimé de ses amis Facebook. Mes tentatives d’explications au téléphone ont été infructueuses. Elle estime avoir été déçue », témoigne ce jeune homme.  

Si certaines se voilent pour opérer sur le réseau, d’autres ne s’en cachent pas. C’est le cas de Mme Diop, cadre dans une banque de la place, tente de faire pêche à travers les réseaux sociaux. D’après elle, sa situation de cadre fait qu’elle ne veut pas d’un mari encombrant. Elle préfère avoir des relations sur le réseau pour satisfaire sa libido.

« Des fois, pour satisfaire mes désirs sexuels, je me connecte. Je fais un tri par rapport à des amis connectés. Je commence d’abord par les taquiner. Si, je vois que c’est faisable, je l’envoi mon numéro fictif. Du coup, il m’appelé, je le séduis même s’il est marié, il se présente à l’heure et au lieu indiqué… s’il m’intéresse plus, je retire le numéro. Comme cela, il ne pourra plus après cette relation m’agacer », relate-t-elle. 

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Proposition indécente

Les propositions indécentes ne manquent pas. Certains en font leur arme de guerre avec toute la manie qui sied pour atteindre leur cible. Victime d’un harcèlement ou de propositions indécentes, une étudiante en 3e année marketing à Dakar a reçu plusieurs propositions. Malgré son jeune âge, avec sa stature svelte, elle diffère ses temps de connexion pour éviter de tomber dans la gueule du loup.

« C’est à cause de ces offres indécentes reçues que je me réserve souvent de me connecter. Il m’arrive souvent de recevoir des photos d’hommes nus.  C’est pareil pour presque toutes les filles. On nous demande nos numéros d’une manière insistante, à la limite du harcèlement ». Cette jeune fille indique s’être fait pirater son compte une fois des inconnus qui ont envoyé des messages indécents à ses amis. Ce fait donne l’impression à certains de ses amis qu’elle se prostitue. Elle assure qu’elle avait été obligée de changer de compte pour retrouver. « Les effets sont là et il faut vraiment être prudent puisqu’on ne sait jamais vraiment à qui on a affaire mais on fait toujours avec», conseille-t-elle.

Nouvelle tendance, lesbianisme

Une autre étudiante du nom de Khady, 2e année Gestion des entreprises à Dakar affirme pour sa part que les relations sur l’Internet ne s’arrêtent pas qu’entre homme et femme mais plutôt elle devient une affaire de femme à femme (lesbianisme) et homme et homme.

« Je me suis fait draguée par d’autres filles qui m’ont proposé beaucoup d’argent. C’est à déplorer. Personnellement, je suis assez forte.  Mais ce n’est pas le cas pour d’autres filles. C’est plus dur quand on est une fille. Je reçois pleins de messages qui disent  la même chose. », a-t-elle déclaré. Il va sans dire que l’expansion de l’homosexualité en Afrique provient également de l’internet.

Notre étudiante qui dit rester accro aux réseaux sociaux, notamment Facebook pense toute fois qu’il y a quelques avantages. Même si elle regrette que l’objectif principal de Facebook ait carrément changé. Ainsi, elle s’estime méfiante,

« C’est simple d’écrire sur ton profil tout ce que tu veux, c’est cela le danger.  Il y’a des prédateurs sexuels dont on ignore tout. C’est pourquoi, je ne parle pas, ni ajouter des gens que je ne connais pas. Je suis très consciente des risques sur Facebook et si je peux me permettre de donner des conseils c’est de ne jamais se fier aux apparences.», a-t-elle conclu.

Adama Coulibaly

Avec Didier Assogba

Roger Musandji

Roger Musandji

Fondateur de RM COMMUNICATION, société éditrice d'Oeil d'Afrique.


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