Sénégal: Une manifestation contre «Boko Haram» dispersée par la police

Sénégal: Une manifestation contre «Boko Haram» dispersée par la police

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Sénégal manifestation de femmes en soutien aux lycéennes nigérianes

12 mai| Photo ©AFP

Avant de remettre un mémorandum à l’ambassadeur du Nigéria à Dakar, une vingtaine d’associations de femmes ont été d’abord dispersées par la police. Elles protestaient contre l’enlèvement au Nigeria par Boko Haram de 200 lycéennes, au mois d’avril dernier.

C’est au moment de déposer un mémorandum à l’ambassade du Nigeria, lundi à Dakar, qu’une vingtaine d’association de femmes ont été dispersées par la police. Elles manifestaient contre l’enlèvement de 200 lycéennes au moins, au nord du Nigeria, par le groupe terroriste Boko Haram, en avril dernier.

Les manifestantes n’ont pas pu accéder aux locaux de la représentation diplomatique nigériane, car la police les en a empêché. «Pourquoi, on doit partir. On est des femmes juristes. Je me demande pourquoi ils (policiers) veulent nous faire partir», s’est interrogée Fatou Kiné Kamara, présidente de l’Association sénégalaise des femmes juristes. Selon la police, les femmes n’avaient pas une autorisation préfectorale pour protester devant l’ambassade du Nigeria.

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«Ces filles-là, elles et leurs familles resteront dans une angoisse. On ne peut pas attendre. Chaque jour compte, chaque heure compte. Que chacun pense comme si c’était son enfant», lance Fatou Kiné Kamara. Pour la présidente de l’association sénégalaise des femmes juristes, il faut que  les gens se lèvent impérativement pour exiger à ce que ces filles soient ramenées dans leurs familles. «C’est une question d’urgence», tranche-t-elle. Après ce cri de cœur, les femmes ont pu déposer le mémorandum.

Ndèye Gnagna Ndoye, responsable du réseau SOS Equilibre indique que le contenu du mémorandum, «c’est la prise de mesures immédiates pour la libération des filles». Elle ajoute que ce n’est pas normal de dire que les femmes doivent rester au foyer comme l’a martelé Boko Haram dans une vidéo. « C’est une violation des droits humains», affirme Ndèye Gnagna Ndoye.

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Depuis l’enlèvement des 200 lycéennes, la Communauté international s’est levée pour critiquer cet acte terroriste avant de s’impliquer au Nigeria pour faire libérer les filles des mains de Boko Haram.

Baba Mballo
Dakar – Oeildafrique.com

 

Baba Mballo

Baba Mballo

Journaliste à oeil d'Afrique, basé à Dakar (Sénégal)


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