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Sénégal: mobilisation de la société civile pour faire libérer les activistes arrêtés en RDC

Sénégal: mobilisation de la société civile pour faire libérer les activistes arrêtés en RDC
Les militants du mouvement congolais pro-démocratie Lutte pour le changement (Lucha)

Les militants du mouvement congolais pro-démocratie Lutte pour le changement (Lucha)

Plusieurs organisations de la société civile sénégalaise, dont Amnesty International ont décidé, lundi à Dakar, d’organiser des rassemblements dans les prochains jours afin d’exiger des autorités de la République démocratique du Congo (RDC) de libérer les activistes arrêtés, en mars dernier. Les manifestations se dérouleront dans plusieurs pays africains et une pétition circule déjà en ce sens.

«Le but des manifestations est de demander aux autorités congolaises de libérer immédiatement et sans conditions, les jeunes activistes congolais détenus en secret depuis 30 jours sans les inculper, ni les présenter à un juge », a affirmé, lundi à Dakar, lors d’une conférence de presse conjointe, Seydi Gassama, président de la section Sénégal d’Amnesty International. Il a annoncé des rassemblements publics, le 30 avril prochain, dans plusieurs pays d’Afrique dans lesquels Amnesty International ou le mouvement citoyen sénégalais «Y’en à marre» a une antenne, en plus d’une pétition.

Le 15 mars dernier, la police congolais a pris d’assaut une conférence de presse et mis aux arrêts une trentaine de personnes dont huit militants des droits humains, membres de la Jeunesse pour une Nouvelle Société (NJS), le Forum de la Jeunesse pour l’Excellence (FNJE), Lutte pour le Changement (LUCHA), le mouvement sénégalais «Y’en à marre», un diplomate américaine ainsi que des journalistes.

Le lendemain, dix autres militants de LUCHA ont été arrêtes à Goma (Province du Nord Kivu, Est de la RDC), au moment d’une protestation. L’un d’eux a été libéré après avoir été interrogé sur les activités de LUCHA, de «Y’en à marre» et du «Balai citoyen» (Burkina Faso). Trois membres de «Y’en à marre» et un du «Balai Citoyen» ont été libérés et expulsés après avoir été déclarés par les autorités congolaises personae non gratae en RDC.

Le président de la section Sénégal d’Amnesty International estime que l’Etat congolais veut tuer l’espoir en intimidant les jeunes, en les bâillonnant afin de tuer la démocratie. «Si la démocratie meurt au Congo, c’est tout l’Afrique qui meurt. Et c’est la liberté d’expression et de réunion qui est mise en jeu ici», a ajouté Seydi Gassama.

Pour sa part, Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH) a ajouté que «les autorités congolaises sont en train de criminaliser la liberté d’expression». Pour l’avocat, «nous allons nous battre pour que des principes directeurs de la démocratie soient posés en Afrique. On n’acceptera plus que des dirigeants africains changent la constitution pour se maintenir au pouvoir».

Fadel Barro de «Y’en à marre» a, quant à lui, appelé les jeunes congolais à faire respecter les principes de la démocratie dans leur pays.

En RDC, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a publié le calendrier électoral élastique jusqu’en 2017. Mais, le débat sur la tenue d’une élection présidentielle en 2016 n’est toujours pas tranché. Chef de file du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Joseph Kabila ne peut pas briguer un troisième mandat présidentiel, si la Constitution de la RDC reste en l’état. Mais, en janvier dernier, le Parlement de la République démocratique du Congo avait fini par adopter une nouvelle loi électorale, avant de la retirer sous la pression de la rue, qui avait causé la mort d’une vingtaine de personnes.  Désormais, les mouvements citoyens qui luttent contre un troisième mandat de Kabila, peuvent compter sur le soutien d’Amnesty International, du GRA-REDEP, de la Société internationale pour les droits de l’homme et d’Article 19.

© OEIL D’AFRIQUE

 


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