Sénégal : la Police réprime une manifestation de l’opposition

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Plusieurs personnes ont été dispersées à coups de gaz lacrymogène, vendredi à Dakar, lors d’une manifestation de l’opposition.| Ph ©ODA

Plusieurs personnes ont été dispersées à coups de gaz lacrymogène, vendredi à Dakar, lors d’une manifestation de l’opposition.| Ph ©ODA

Plusieurs personnes ont été dispersées à coups de gaz lacrymogène, vendredi à Dakar, lors d’une manifestation de l’opposition.  L’itinéraire de la marche divisait pouvoir et opposition.

C’est une marche annoncée en grande pompe, depuis plusieurs semaines, mais qui a finalement tourné court ce vendredi 14 octobre dans les rues de Dakar. Après la grande prière musulmane de la mi-journée, de nombreux militants de l’opposition avaient, pourtant, répondus à l’appel du Front pour la défense du Sénégal, une coalition de partis qui dénonce «l’accaparement des ressources énergétiques» par la famille présidentielle, entre autres.

Jeudi, l’itinéraire de la marche avait constitué la pomme de discorde entre l’opposition et le préfet de Dakar. Le pouvoir avait autorisé la marche sur un itinéraire autre que celui souhaité par les organisateurs. Ces derniers avaient choisi, à leur tour, de marcher en plein centre-ville avant d’arriver au ministère de l’Intérieur situé à quelques encablures du palais présidentiel.

Ce bras de fer a poussé les autorités à prendre les devants en érigeant un solide cordon de policiers avec des tenues antiémeutes. Déterminés à braver l’interdit préfectoral, les marcheurs ont fait face pendant une dizaine de minutes aux policiers avant que ces derniers ne lancent des gaz lacrymogènes sur la foule.

Les pancartes «Macky Sall dégage» ou «Pétrole et gaz au peuple» ont été jetés à terre et certains qui les tenaient, ont pris leurs jambes à leur coup, tandis que d’autres ont essayé de riposter en jetant des pierres aux forces de sécurité. Ces slogans font référence aux polémiques sur l’exploitation des ressources pétrolières avec en toile de fond des accusations de corruption portées à l’encontre du président Macky Sall et de son frère cadet, Aliou Sall.

Parmi les manifestants, il y avait l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, le leader du Grand Parti, Malick Gakou, le coordonnateur national du Parti démocratique sénégalais, Oumar Sarr, Mamadou Diop Decroix, Barthélémy Dias, député ayant récemment démissionné de l’Assemblée nationale. Ce dernier a été blessé et fait partie des 14 blessés, selon le bilan de l’opposition.

Dans la matinée, Amnesty International avait appelé les forces de sécurité à «faire preuve de retenue pendant les manifestations». «Depuis cinq ans, les autorités sénégalaises répriment les manifestations pacifiques organisées par des groupes de l’opposition et des organisations de défense des droits humains, notamment en interdisant les manifestations, en arrêtant des manifestants pacifiques et en ayant recours à une force excessive en utilisant des balles réelles, des matraques et du gaz lacrymogène», a rappelé l’ONG dans un communiqué.

© OEIL D’AFRIQUE

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