Sénégal: Trois questions à Mamadou Top, Directeur de Contan

Sénégal:  Trois questions à Mamadou Top, Directeur de Contan

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Mahamadou topIl ne reste que 18 mois au pays de l’espace Uemoa pour passer au numérique. Certains pays sont très en retard dans le processus et risque d’être absent au grand rendez-vous de la télévision numérique. Cependant, Mamadou Top, directeur exécutif du comité national de pilotage de la transition de l’analogique vers le numérique (Contan), assure que le numérique s’imposera  en 2015, entretien…

Quelle est l’importance  de passer au numérique en 2015 ?

Au Sénégal, l’importance de l’analogique au numérique est discutable. D’abord parce que nous avons signé un accord mondial, l’accord GE06, mais aussi ce passage  va nous permettre de libérer beaucoup de fréquence. Parce que nous allons actuellement d’une fréquence pour une chaîne analogique passer à une fréquence pour huit (8) chaînes analogiques. Ensuite, les opérateurs de télévision vont pouvoir bénéficier d’un multiplexer, d’un transport et d’un diffuseur, qui va les décharger l’obligation eux-mêmes de faire tout ce travail. Enfin, en libérant certains nombre de fréquence, récupérer des fréquences nous permettrons de faire l’internet haut débit qui est associé à la dématérialisation d’un certain nombre de procédure de l’Etat, associé à l’utilisation de l’internet pour faire de la e-santé ou de la e-éducation permettrons de faire beaucoup de chose à travers le pays.

Qu’est-ce que les populations peuvent attendre de l’arrivée du numérique ?

Les populations ont beaucoup à attendre. D’abord, il y a que les téléviseurs eux-mêmes, pour ceux qui pourront être numérisé vont être des téléviseurs qui vont changer le paysage médiatique complet au niveau des usagers. Parce que ce seront des téléviseurs qui pourront être connectables à des outils différents tels que les tablettes, les Smartphones. Ce seront des téléviseurs qui également pourront être connectable à internet et pouvoir faire de l’IP Tv (télévision sur IP), de la vidéo à la demande. Mais, ce seront aussi des téléviseurs qui auront une meilleure définition et qui permettront véritablement d’avoir un confort meilleur. Mais, au-delà de ce passage à la télévision, comme je vous l’ai dit, nous allons mettre en place un ensemble de services à valeur ajoutée dans tous les secteurs d’activités et qui permettront également de créer des emplois.

Quelles sont les conséquences pour ceux qui n’atteindront pas l’objectif en 2015 ?

Les enjeux, c’est d’abord que de passer au numérique en 2015, c’est une obligation et un engagement pris. Maintenant, les risque, il n y a eu pas beaucoup en ce qui nous concerne le Sénégal. Parce que nous avons pris toutes les dispositions pour le faire. Il y a un engagement très fort du président de la République et son gouvernement pour réussir ce passage. Et, il y a un engagement très fort de la communauté des radiodiffuseurs, télédiffuseurs et des opérateurs pour réussir ce passage. Le reste, c’est une question d’organisation, de programmation et c’est une question surtout de mise œuvre, de capacité d’organisation  qu’il nous faut avoir. Sur le plan technique, nous n’avons pas de crainte. Puisque, sérieusement, le problème du passage n’est pas une question technique. Dans le fond, il y a de la technicité mais c’est surtout une question pratique, humaine, sociale, une question de relation et de communication avec les usagers qui ont besoin de savoir où est ce qu’on veut les amener.

Adama COULIBALY
Dakar -Oeildafrique.com


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