« Si le Congo m’était chanté », un spectacle riche en couleurs

« Si le Congo m’était chanté », un spectacle riche en couleurs

Papa Wemba lors du tournage vidéo de son dernier single

La deuxième édition de l’événement s’est déroulée comme prévu, le 2 juin dans les chapiteaux du complexe GB, en présence de Papa Wemba, parrain de la soirée.

C’est à un voyage musical dans le temps qu’a été convié le public venu prendre part au dîner-spectacle inédit offert par l’agence Optimum en partenariat avec la section musique de l’Institut national des arts (INA). À cette occasion, plusieurs grands classiques de l’histoire de la musique congolaise, écrits en partitions, ont été interprétés avec brio par l’orchestre de
chambre de l’INA composé de jeunes musiciens talentueux.

Ces derniers ont redonné une seconde vie à des chansons telles Éminence de Los Nickelos, Mbula de Pépé Kallé, Nairobi de Mbilia Bel, sans oublier Indépendance Tcha Tcha, l’inusable pépite de la musique congolaise interprétée en version instrumentale.

Papa Wemba, qui s’est toujours investi dans la promotion de la jeunesse, avait accepté d’être le parrain de cet événement ayantmis en vedette les qualités artistiques des étudiants de la section musique de l’INA. Visiblement très en forme, le chef du village Molokaï a également interprété quelques morceaux inédits de son répertoire dans un registre assez intimiste
(Guitare/voix et flûte/voix) qui n’a pas manqué de ravir le public.

Devenir des mécènes « Il est di icile d’être artiste, surtout lorsque l’on n’est pas une vedette », a déclaré Didier Mpambia, l’un des responsables de l’agence Optimum. Pour ce faire, il a invité le public présent au dîner-spectacle et au-delà tous les Congolais à être ou à devenir un mécène de la culture congolaise, afin notamment de porter assistance à ces jeunes musiciens de l’INA qui ne disposent pas toujours de moyens nécessaires pour exploiter tout leur potentiel artistique. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’organisation du spectacle Si le Congo m’était chanté qui vise à lever des fonds pour la réhabilitation de la section musique de l’INA ; conserverle patrimoine musical congolais ( écriture des partitions) ; révéler l’immense talents de la jeunesse congolaise et assurer la relève ; offrir aux Congolais un spectacle inoubliable de classe internationale en puisant dans le propre vivier culturel ; faire découvrir aux amis du Congo et aux Congolais le riche patrimoine musical du pays afin d’exporter son savoir-faire.

Plongé dans les profondeurs de la rumba congolaise, le public a répondu à l’appel des organisateurs à devenir des mécènes de la culture congolaise.

Une collecte de fonds a été organisée en vue de contribuer à la conservation et à la promotion du riche patrimoine musical national. Pour rappel, Si le Congo m’était chanté est un hommage à la musique et aux musiciens qui ont fait la fierté de la RDC ainsi qu’une invitation à découvrir l’énorme contribution de la musique à l’histoire et à l’identité du pays. La première édition s’était déroulée en 2011.

 
Dani Ndungidi

 


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