Situation politique en Egypte

Situation politique en Egypte

Soulagement populaire en Libye par rapport aux derniers développements de la situation politique en Egypte – De nombreux Libyens, à travers les radios locales et les réseaux sociaux, ont exprimé leur soulagement par rapport aux  développements politiques en cours en Egypte, marqués par la destitution du président Mohamed Morsi et l’arrêt du projet politique des ‘Frères musulmans’ qui voulaient s’imposer en Egypte et dans tous les pays du Printemps arabe.

Activiste des droits de l’homme, Jomaa Milad Libanberes estime que ‘la destitution du président Morsi constitue une sorte de rectification de la direction qu’avait prise la Révolution du 25 janvier à la base de la chute du régime de Hosni Mubarak’ et réfute ainsi la thèse d’un coup d’Etat militaire, soutenue par les ‘Frères musulmans’.

Pour sa part, Abou al-Kassem Omaran, professeur d’université, pense que ce qui se passe en Egypte va faire tâche d’huile sur les autres pays du Printemps arabe.

Selon lui, le Parti de la justice et de la construction, bras politique des ‘Frères musulmans’ en Libye, a subi un grand revers à la suite des événements enregistrés en Egypte, qu’il qualifie ‘poumon’ pour le monde arabe.

Lors des premières élections pluralistes organisées, le 7 juillet 2012, dans le pays depuis plus d’un demi-siècle, les Libyens avaient voté en faveur de
l’Alliance des forces nationales, tendance libérale, qui avait obtenu 39 sièges contre 17 au Parti de la justice et de la construction sur un total de 80 sièges réservés aux partis politiques.

Mais, la majorité des indépendants qui détiennent 120 sièges font alliance avec la tendance islamiste, rendant confuse la scène politique en Libye.

Des internautes ont, ces derniers temps, lancé des appels invitant à une opération de ‘Tamaroud’ (rébellion), à l’instar de ce qui s’est passé en Egypte, a constaté le correspondant de la PANA à Tripoli.

Mais le Premier ministre libyen, Ali Zeidan et le Mufti de la Libye, Al-Sadek al-Gharyani, ont mis en garde contre des démarches susceptibles de remettre en cause la légalité du Congrès national général, la plus haute autorité politique du pays.

D’autres internautes ont ouvert des pages face-book dans lesquelles, ils ont lancé des mouvements tels que ‘le Mouvement du refus’, qui a jusqu’à présent enregistré l’adhésion de sept mille membres ou ‘le Mouvement Tamaroud de la nouvelle Libye contre les partis politiques’, plus de 5 mille adhérents.

Ces mouvements demandent la dissolution des partis et des milices armées.

Les observateurs estiment que ces mouvements agissent à la suite du mouvement ‘Tamaroud’ égyptien, qui a appelé à des manifestations, le 30 juillet dernier, pour protester contre les politiques du président Morsi, obligeant l’armée à le destituer.

Les activistes libyens estiment que le tiraillement entre les tendances rivales, constituées par l’Alliance des forces nationales (libérale) et le Parti de la justice et de la construction, bras politique des ‘Frères musulmans’, a été à la base du blocage des activités du Congrès national général et du retard enregistré dans la rédaction de la nouvelle Constitution.

Les deux tendances s’accusent mutuellement de recourir aux milices armées pour renforcer leur position au pouvoir.

Pour l’activiste de la société civile, Mohamed Boukrine, l’opinion publique libyenne, qui a été marginalisée pendant 42 ans de règne de Kadhafi, fait face aujourd’hui à des difficultés pour mobiliser des milliers de personnes à descendre dans la rue comme ce qui s’est passé en Egypte.

Il s’est, toutefois, dit optimiste avec la sortie, le 7 juillet dernier à Tripoli, des Libyens pour demander la dissolution des milices armées, même si la foule était moyenne.

 

Oeildafrique.com avec PANA

 


Tags assigned to this article:
egyptepolitiquerévolution

Related Articles

Sénégal: vers la suppression du Sénat

Le président sénégalais Macky Sall, a annoncé mardi soir à Dakar, sa décision de soumettre à l’Assemblée nationale de son

Le président égyptien Sissi rencontrera Trump en avril

[GARD align= »center »] Abdel Fattah al-Sissi rencontrera Donald Trump en avril à Washington, où les dirigeants égyptien et américain s’entretiendront notamment

Burkina Faso : L’église Catholique accable Blaise Compaoré

[dropcap font= »times »]D[/dropcap]écidément, toutes les forces vives du Burkina Faso ne sont elles pas entrain de se liguer contré le « Pépé »

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*