Somalie: un journaliste tué par balle

Somalie: un journaliste tué par balle

Obsèques le 21 septembre 2012 du journaliste somalien Abdisatar Dahir tué à Mogadiscio [Mohamed Abdiwahab / AFP/Archives]

Un journaliste somalien a été tué par balle mardi soir par des hommes armés non identifiés en Somalie, devenant le 16e professionnel des médias tué dans ce pays de la Corne de l’Afrique depuis le début de l’année, a-t-on appris auprès de collègues et de la police.

La victime, Ahmed Farah Ilyas, travaillait pour une chaîne de télévision somalienne basée à Londres, Universal TV. La chaîne avait déjà perdu un célèbre humoriste début août, lui-aussi tué par balles.

Ahmed Farah Ilyas a été attaqué dans la ville de Lasanod, à cheval entre la région auto-proclamée indépendante du Somaliland et le Puntland, une région semi-autonome du nord-somalien. La ville, disputée, est aujourd’hui encore sous le contrôle de l’administration du Somaliland.

« Un journaliste local travaillant pour une télévision somalienne a été assassiné la nuit dernière à Lasanod, la police enquête sur l’incident, » a affirmé à l’AFP Dahir Adan, un policier, précisant que personne n’avait encore été arrêté mais que la ville était « le théâtre de violences depuis deux ans. »

« Le journaliste rentrait chez lui quand trois hommes armés lui ont tiré dessus plusieurs fois, il est mort sur le coup et les agresseurs se sont enfuis après la fusillade, » a ajouté Feysal Jama, un collègue.

« Nous sommes sous le choc, il est le premier journaliste tué à Lasanod, ce qui se passe à Mogadiscio semble arriver ici, » a-t-il poursuivi.

Le meurtre de Ahmed Farah Ilyas intervient deux jours après qu’un autre journaliste somalien ait été gravement blessé par balle dans la capitale somalienne.

Selon l’organisation de défense des médias Reporters sans frontières, la Somalie est le pays d’Afrique le plus meurtrier pour les journalistes. Les 16 journalistes tués depuis le début de l’année ont soit été victimes de meurtre, soit ont péri dans des attentats.

La Somalie est sans gouvernement effectif et en état de guerre civile depuis la chute du président Siad Barre en 1991. L’absence d’Etat a favorisé l’émergence de chefs de guerre, de mouvements islamistes, de groupes de pirates et elle a renforcé les rivalités claniques.

Avec AFP

Bona

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