Sommet Chine-Afrique: le Sénégal, paradis des entreprises chinoises

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Macky Sall en visite officielle en Chine. / Image d'archives. Sénégal

Macky Sall en visite officielle en Chine. / 20 février 2014 / Image d’archives.

Depuis de nombreuses années la Chine poursuit son expansion économique en Afrique. Premier   pays africain  à avoir clairement montré son intérêt vis-à-vis de la Chine devant ses partenaires traditionnels européens, le Sénégal entretient des relations étroites avec l’Empire du Milieu. Aujourd’hui, Dakar possède son propre «Chinatown» situé dans les allées du Boulevard du Centenaire. Et à l’intérieur du pays, la percée chinoise est remarquable.

Le président chinois Xi Jinping est arrivé mercredi à Pretoria pour effectuer une visite d’Etat en Afrique du Sud, avant de coprésider le Sommet du Forum sur la Coopération Chine-Afrique (FOCAC) à Johannesburg. En Afrique, la Chine renforce ses positions avec la réalisation sur le continent de 5675 kilomètres de chemins de fer, 4506 kilomètres de routes, 18 grands ports, plus de 200 écoles primaires et secondaires.

Particulièrement au Sénégal, les entreprises chinoises ont imprimé leurs marques. Dans le domaine du transport, les «King long» chinois souvent bondés de monde ont supplanté les traditionnels cars de transport urbain à Dakar. Cette coopération dans le domaine du transport a été rendue possible grâce à un prêt de 11 milliards de FCFA de Pékin, qui ont pu permettre de mettre sur pied une usine de montage dans la région de Thiès (environ 80 kilomètres de Dakar).

La société CRBC a signé un contrat commercial pour la construction de l’autoroute Thiès-Touba, un projet qui va mobiliser 400 milliards FCFA. Des travaux de construction d’ouvrages routiers de Diakhène, Katakoulousse, Niambalang, Diouloulou, Baïla, Tobor, Marassassoum, Foundiougne et Emile Badiane au Sud du Sénégal ont été aussi attribués à des entreprises chinoises sans compter le chemin de fer à écartement entre Dakar et l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et Dakar-Tambacounda-Bamako.

Il faut aussi rappeler, il y a moins de cinq ans, que la Société nationale d’électricité du Sénégal (SENELEC) a signé deux conventions avec la société chinoise CMEC pour l’achat d’une tribune à gaz, qui vise à renforcer les  réseaux  électriques de Dakar pour un montant de 55 millions d’euros. La Chine s’est aussi lancée dans l’achat des graines d’arachide des paysans sénégalais avant d’annoncer sa volonté d’être leader dans le domaine du textile au Sénégal.

En 2013, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et le Sénégal a atteint, pour la première fois, un milliard de dollars.

© OEIL D’AFRIQUE


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