Soudan du Sud: Quand le Cessez-le-feu a du plomb dans l’aile, armée et rébellion tirent à nouveau sur la gâchette

Soudan du Sud: Quand le Cessez-le-feu a du plomb dans l’aile, armée et rébellion tirent à nouveau sur la gâchette

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Des soldats de l'armée du Soudan du Sud

Des soldats de l’armée du Soudan du Sud

Le Cessez-le-feu décidé par les chefs d’Etat de l’Afrique Orientale et des pays de la corne de l’Afrique ne sera pas si tôt mis en application au Soudan du Sud. Samedi, des soldats de l’Armée Populaire de Libération du Soudan (SPLA) et ceux de la rébellion se sont affrontés dans l’Etat de l’Unité dans le nord du pays. Les combats sont signalés alors même que les deux parties opposées sont appelées par la communauté internationale à mettre fin aux combats pour discuter.

Des informations indiquent que l’armée régulière du Sud Soudan a décidé de reprendre le contrôle total des sites pétroliers occupés par les rebelles dans l’Etat de l’Unité. C’est alors que la rébellion favorable à l’ancien vice président Riek Machar a recommencé les combats.

Le Colonel Philip Aguer, le porte-parole de la SPLA a indiqué que des combattants rebelles se sont déplacés vers l’Etat de Jonglei. Ainsi, le gouvernement sud soudanais accuse les rebelles de se mobiliser pour attaquer ses positions. La réplique a été immédiate et c’est la population civile qui n’a d’autre choix que de chercher à fuir les zones où les combats font rage pour ne pas être victime des affrontements.

Ces nouveaux affrontement sont signalés alors que vendredi à Nairobi, des dirigeants africains ont appelé le Président Salva Kiir et l’ex Vice-président Riek Machar à un cessez-le-feu immédiat. De son côté, le gouvernement du Président Salva Kiir s’est dit prêt à cesser les hostilités pour mettre fin à la crise qui endeuille le plus jeune Etat de l’Afrique avec une risque de guerre civile, par le dialogue et la concertation.

Les médiateurs de l’Autorité Intergouvernementale sur le Développement (IGAD) ont ainsi invité les deux camps à entamer des discussions au plus tard le mardi prochain. Ils ont donné leur accord mais sans fixer de date pour se rencontrer. Le même samedi, le gouvernement de Salva Kiir a indiqué que Riek Machar a refusé le dialogue en posant des conditions. Mais les nouveaux combats confirment tout simplement l’envie des deux camps cherchent à gagner du temps et du terrain avant l’entame de toute négociation pour être en position de force.

La crise dans le 54e Etat africain est née aux lendemains d’une attaque dans la capitale Juba contre la présidence de la République. L’auteur a été tout trouvé par le Président Salva Kiir qui a accusé son ex Vice-président Riek Machar de planifier un coup d’Etat. Ce que l’accusé a rapidement rejeté exprimant pour sa part que le Président Salva Kiir cherche plutôt à l’éliminer.

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Dialogue ou pas dialogue, l’Organisation des Nations Unies (ONU), très préoccupée par la situation des civils a décidé de renforcer ses effectifs sur le terrain pour mieux protéger les civils. Les premiers renforts de maintien de la paix sont arrivés vendredi dans le pays. Signalons que les combats entre les rebelles et les forces gouvernementales ont fait selon un porte-parole de l’ONU plus de 1.000 morts et plusieurs dizaines de milliers de déplacés qui se trouvent actuellement dans les camps de réfugiés de l’ONU.

Didier Assogba
Oeildafrique.com


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