Soudan du Sud: Salva Kiir signe l’accord de paix mais soulève des réserves

Soudan du Sud: Salva Kiir signe l’accord de paix mais soulève des réserves
Le président du Sud Soudan Salva Kiir

Le président du Sud Soudan Salva Kiir le 29 janvier 2015 à Addis Abeba|AFP

Quelques heures après la menace de sanctions agitée par le Conseil de Sécurité de l’ONU contre son régime en cas de refus de signature de l’accord de paix, le président sud Soudanais, Salva Kiir s’est pliée à signer, mais avec des réserves. Parmi ces réserves, les dispositions de l’accord prévoyant la démilitarisation de Juba, la large représentation des rebelles dans le cadre du partage du pouvoir local dans l’Etat pétrolier du Haut-Nil (nord-est) et le fait que la direction de la Commission d’évaluation et de contrôle de l’accord soit confiée à des étrangers.

L’accord de paix proposé par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) a finalement été signé par le président du Soudan du Sud, Salva Kiir mercredi en présence de chefs d’Etats de la région. Il s’agit notamment du Président kenyan Uhuru Kenyatta, le président ougandais Yoweri Museveni et le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn.

A la suite de la signature de l’accord, M. Kiir a émis des réserves et a demandé qu’elles soient prises en compte dans une nouvelle mouture de l’accord.

Le leader du principal groupe de rebelles du Soudan du Sud, Riek Machar, avait signé l’accord le 17 août dernier à Addis-Abeba (Ethiopie) avec Pagan Amum, le secrétaire général du parti au pouvoir. Le président Kiir avait alors refusé de signer l’accord et demandé un délai supplémentaire de deux semaines.

Depuis décembre 2013, le Soudan du Sud a sombré dans la violence à la suite d’une tentative supposée ou réelle de destitution de Salva Kiir par Riek Machar et ses partisans.

Depuis, les combats ont opposé l’armée régulière fidèle au régime de Salva Kiir et les soldats déserteurs qui ont suivi l’ancien vice-président Machar. Les combats se sont intensifiés depuis lors et le conflit est devenu une guerre ouverte.

Depuis des mois, la violence a pris une dimension ethnique et oppose la tribu Dinka du président Kiir au groupe ethnique Nuer de M. Machar.

Les combats ont fait des milliers de morts et près de 2 million de déplacés.

© OEIL D’AFRIQUE

 

AFP

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