USA: Susan Rice se retire de la course au poste de secrétaire d’Etat

USA: Susan Rice se retire de la course au poste de secrétaire d’Etat
Susan Rice

Susan Rice, ambassadrice américaine aux Nations unies.

Pressentie comme choix numéro un de Barack Obama pour remplacer Hillary Clinton au poste de secrétaire d’État des États-Unis, Susan Rice, actuellement ambassadrice américaine aux Nations unies, devenue la cible des républicains qui critiquent la gestion de l’attaque du consulat américain à Benghazi par les autorités américaines, a finalement décidé de retirer sa candidature à ce poste stratégique de l’administration.

Le 11 septembre 2012, le consulat américain en Libye fut la cible d’un attentat terroriste. Dans la foulée de cet attentat, au cours duquel l’am-bassadeur américain et trois autres ressortissants avaient trouvé la mort, Susan Rice, s’appuyant sur un mémo de la CIA, avait déclaré à la presse que « l’attaque contre le consulat américain de Ben¬ghazi n’était pas forcément un attentat terroriste, mais plutôt le résultat d’une manifestation spontanée en réaction au film anti-islamique tourné par un réalisateur américain ». Le 18 novembre, 97 membres répu-blicains de la Chambre des repré¬sentants, confortés par l’attribution de cet attentat au réseau Al Qaida, signèrent une pétition deman¬dant au président Obama de re¬noncer à la nomination de Susan Rice au poste de secrétaire d’État, estimant que celle-ci avait trompé le peuple américain. Susan Rice a justifié sa décision de retirer sa can¬didature, persuadée que si elle était nommée, les républicains ren¬draient la procédure de confirma¬tion longue, perturbatrice et coû¬teuse pour Barack Obama et pour les priorités les plus urgentes aux plans national et international des États-Unis. Dans une lettre adres¬sée au chef de l’État américain, elle a déclaré que ce compromis n’en va- lait tout simplement pas la peine. « Donc, je vous demande respectueu-sement de ne plus considérer ma candidature à ce stade », a conclu cette dernière.

La Maison-Blanche a fait savoir que Barack Obama avait accepté la décision de Susan Rice et s’était entretenu avec elle au téléphone. Susan Rice restera néanmoins am¬bassadrice des États-Unis à l’ONU avec une place au sein du gouver¬nement, a précisé le communiqué de la Maison-Blanche. L’attentat de Ben¬ghazi continue de défrayer la chro¬nique, puisque Hillary Clinton va être entendue le 20 décembre par la com¬mission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants sur ce dossier. Elle devra répondre à cer¬taines questions sur les mesures de sécurité entourant la mission améri¬caine dans ce pays. Le département d’État a réuni un comité d’examen sur cette affaire et un rapport doit être rendu public avant l’audition de la secrétaire d’État par les parlemen¬taires. Le comité doit répondre à la question de savoir si les menaces po¬tentielles pesant contre l’ambassade de Benghazi ont été prises suffisam¬ment au sérieux. Il doit également se prononcer sur la réponse apportée par Washington aux demandes des diplomates en poste en Libye en ma¬tière de sécurité.

Boris-Kharl Ébaka


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