Syrie: l’Iran va créer un réseau de téléphonie et un terminal pétrolier

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Le vice-président iranien Es-Hagh Jahanguiri (d) et le Premier ministre syrien Imad Khamis, le 17 janvier 2017 à Téhéran | Présidence iranienne/AFP |

Le vice-président iranien Es-Hagh Jahanguiri (d) et le Premier ministre syrien Imad Khamis, le 17 janvier 2017 à Téhéran | Présidence iranienne/AFP |

L’Iran va créer un réseau de téléphonie mobile et un terminal pétrolier en Syrie dans le cadre d’une série d’accords de coopération signés mardi lors de la visite à Téhéran du Premier ministre syrien Imad Khamis, a rapporté l’agence officielle Irna.

Les deux pays ont conclu cinq accords concernant l’octroi d’une licence à un opérateur iranien de téléphonie mobile, la cession de 5.000 hectares pour créer un terminal pétrolier et de 5.000 autres hectares de terres agricoles en Syrie.

« L’Iran soutient le gouvernement et le peuple syriens », a déclaré Es-Hagh Jahanguiri, le premier vice-président iranien lors d’un point de presse avec M. Khamis.

« Les récentes victoires en Syrie (reprise totale d’Alep, ndlr) sont dues aux exploits et à la résistance du peuple, de l’armée syrienne et des forces de la résistance et de la coopération politique sur le terrain entre l’Iran et la Syrie », a ajouté M. Jahanguiri. La visite de M. Khamis ouvre « une nouvelle page pour les activités économiques entre les deux pays », selon lui.

L’un des cinq accords prévoit que l’Iran exploitera les mines de phosphate d’Al-Shargiya, situées à une cinquantaine de kilomètres au sud de la ville antique de Palmyre, tombées aux mains du groupe Etat islamique en 2015.

M. Khamis a déclaré qu’il y aurait aussi un sixième accord pour « des investissements iraniens dans un des ports syriens », sans donner plus de précisions.

Le Premier ministre, à la tête d’une importante délégation économique, doit également s’entretenir avec Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale (CSSN) chargé de la coordination des actions politiques, sécuritaires et militaires avec la Russie et la Syrie.

L’Iran est le principal soutien régional de la Syrie. Téhéran apporte une aide financière, politique et militaire à l’armée syrienne en envoyant notamment sur place des « conseillers militaires » et des « volontaires » qui se battent contre les rebelles armés.

L’Iran parraine également aux côtés de la Russie et de la Turquie les négociations d’Astana prévues le 23 janvier pour un règlement du conflit en Syrie. Cette initiative tripartite intervient sur fond de désengagement des Etats-Unis du dossier syrien et après la victoire hautement symbolique du régime de Bachar al-Assad qui a pris en décembre le contrôle total d’Alep au terme de quatre ans de combats acharnés.

AFP

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