Tanzanie: Jakaya Kikwete renvoie l’adoption de la nouvelle constitution en 2017

Tanzanie: Jakaya Kikwete renvoie l’adoption de la nouvelle constitution en 2017

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Jakaya Kikwete

Tanzanie: Jakaya Kikwete renvoie l’adoption de la nouvelle constitution en 2017

Lors de sa campagne électorale, en 2005, pour son premier mandat à la tête de la République unie de Tanzanie, Jakaya Kikwete avait promis aux Tanzaniens une nouvelle loi fondamentale. Mais presque dix ans après, soit à la fin de son 2e mandat, cette promesse ne pourra pas être honorée pour cause de plusieurs difficultés rencontrées dans l’élaboration de la nouvelle Constitution.

A l’issue d’une rencontre entre le chef de l’Etat et les responsables des partis politiques tenue mardi à la présidence tanzanienne, le président tanzanien Jakaya Kikwete a indiqué clairement qu’il ne pourra pas honorer sa promesse de doter le pays d’une nouvelle constitution avant les élections présidentielle et législatives de l’année prochaine. En mai 2012, alors qu’il était déjà dans son deuxième et dernier quinquennat, le président tanzanien a mis en place une Commission constitutionnelle présidée par l’ancien Premier ministre Joseph Warioba.

Mais la Commission s’est contentée de compiler juste les avis recueillis lors des larges consultations menées auprès de toutes les couches de la population sur la partie continentale du pays et dans l’archipel semi-autonome de Zanzibar. Le projet de nouvelle constitution a été présenté le 18 mars dernier devant l’Assemblée constituante mais n’avait pas abouti. Plusieurs représentants de parti sont revenus pendant les consultations sur le statut de l’archipel au sein de l’union. La plupart des personnes interrogées s’étaient prononcées en faveur du retour de l’ancien Etat du Tanganyika, avec le même statut que Zanzibar.

Autrement dit, contrairement à la situation actuelle, les Tanzaniens souhaiteraient avoir deux Etats coiffés par le gouvernement fédéral de la République unie de Tanzanie. Ce que n’épouse pas le président actuel qui l’a fait savoir lors de l’ouverture des travaux de l’Assemblée constituante.

Pour M. Kikwete, trois Etats  à savoir Tanganyika, Zanzibar et Union seraient trop coûteux pour le contribuable. C’est alors que l’opposition a claqué la porte des travaux, accusant le chef de l’Etat de se substituer à la Commission Warioba qu’il avait pourtant lui-même mise en place.

Pour l’opposition, le chef de l’Etat devrait suspendre le processus. Mais pendant ce temps, les délégués de la mouvance présidentielle ont poursuivi le débat. Ce qui a donné lieu à une crise dans le pays obligeant la société civile et les églises chrétiennes et les musulmans à intervenir dans le débat. Pour proposer une sortie de crise, le Centre tanzanien pour la démocratie (Tanzania Centre for Democracy), un forum où se retrouvent les dirigeants des partis, entreprend d’organiser des discussions entre l’opposition et la mouvance présidentielle.

© OEIL D’AFRIQUE


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