Tchad : Amnesty International demande à Idriss Deby de rouvrir la frontière avec la Centrafrique

Tchad : Amnesty International demande à Idriss Deby de rouvrir la frontière avec la Centrafrique

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Idriss Déby Itno

Le président du Tchad, Idriss Deby Itno

C’est depuis le lundi que le président tchadien Idriss Deby a annoncé la fermeture des frontières du Tchad avec la Centrafrique. La décision fait suite aux déclarations de Catherine Samba-Panza faisant état de ce que les assaillants qui ont mené des attentats dernièrement au Nord de la Centrafrique sont des hommes armés venus du Tchad.

Le président tchadien Idriss Déby n’a pas aimé cette accusation et a décidé de fermer les frontières avec la RCA. Pour N’Djamena, la fermeture de la frontière vise à éviter les infiltrations de combattants armés susceptibles de semer le trouble dans la région transfrontalière.

« Tout Tchadien qui désire rentrer chez lui avec ses biens, nous lui ouvrirons grandement la frontière. Mis à part ce cas précis, personne n’est autorisé à franchir cette frontière jusqu’à ce que la crise centrafricaine soit résolue », a précisé le président Idriss Déby.

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Mercredi, Amnesty International a appelé le Tchad à revenir sur sa décision de fermer sa frontière avec la Centrafrique, mettant en garde contre les conséquences dramatiques d’une telle mesure pour les civils qui fuient les violences dans leur pays.

« La décision du gouvernement tchadien de fermer la longue frontière qui borde le sud du pays aura des conséquences dramatiques pour les hommes, femmes et enfants fuyant les violences en République centrafricaine qui empirent depuis des mois », a déclaré Amnesty International.

Christian Mukosa, spécialiste de l’Afrique centrale à Amnesty International déplore que le président Déby ferme la porte aux personnes qui veulent quitter la République centrafricaine pour se réfugier au Tchad, les condamnant ainsi à souffrir davantage. Il a ainsi appelé la communauté internationale à faire plus pour soutenir les dizaines de milliers de réfugiés qui ont fui la Centrafrique pour se rendre au Tchad.

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« Des dizaines de milliers de civils centrafricains, ainsi que d’anciens combattants, ont déjà afflué vers le Tchad, où beaucoup font face à des conditions très difficiles dans des camps de réfugiés officiels ou des campements informels. Les civils centrafricains ne doivent pas être renvoyés de l’autre côté de la frontière, où ils peuvent être attaqués ou tués», relève Amnesty.

La crise en Centrafrique qui s’est aggravée depuis décembre donne lieu à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Le Tchad, qui a mené une vaste opération de rapatriement de ses ressortissants (150.000 personnes) de décembre 2013 à février 2014, est aujourd’hui confronté à un afflux massif de réfugiés dans le sud. N’Djamena a lancé fin avril un appel à la communauté internationale pour une aide de 32 millions d’euros.

Didier Assogba
Oeildafrique.com

 

Didier Assogba

Didier Assogba

Journaliste à Oeil d'Afrique. Basé à Lomé, Togo


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