Tchad : Idriss Deby ferme les frontières de son pays avec la Centrafrique

Tchad : Idriss Deby ferme les frontières de son pays avec la Centrafrique

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Idriss Deby Itno, le président du Tchad

Idriss Deby Itno, le président du Tchad

Il n’y a plus de frontières entre le Tchad et la Centrafrique, ou du moins, elles ne seront plus opérationnelles jusqu’à nouvel ordre. En effet, les autorités tchadiennes ont annoncé samedi la fermeture de leur frontière avec la Centrafrique.

Le pouvoir d’Idriss Deby n’a pas apprécié le fait que la présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba-Panza Samba-Panza ait affirmé que les auteurs de l’attaque de la localité de Markounda la semaine dernière, sont des assaillants en provenance du Tchad.

« Les frontière seront fortement sécurisés pour éviter, l’infiltration des bandits de grands chemins, des coupeurs de route et des malfrats qui sèment, le désordre en Centrafrique », a affirmé le chef de l’Etat Idriss Déby

Entre mercredi 30 avril et vendredi 02 mai, une vingtaine de personnes ont été tuées dans près de 10 villages autour de Markounda et près de 55 autres ont trouvé la mort lors de l’attaque de plus de 40 villages près de Paoua à la frontière tchadienne.

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Les violences se poursuivent dans le pays. 13 personnes ont encore été tuées mardi dans des affrontements entre Séléka et anti-balaka à Kaga Bandoro, à 300 km au nord de Bangui. La région la plus sensible du pays reste cependant le Nord, où ces dernières semaines de nombreux villages ont été attaqués par des hommes armés, ainsi qu’un hôpital géré par l’ONG Médecins sans frontières la semaine dernière.

On y a noté lundi, des affrontements entre un groupe armé et la force française en Centrafrique qui ont fait plusieurs tués. Des assaillants qui seraient venus du Tchad voisins selon les témoignages.
Cette fermeture de la frontière entre le Tchad et la Centrafrique intervient alors que tous les détachements militaires de la Séléka sont réunis à N’Delé, au nord du pays pour un congrès.

Le but de la réunion qui intervient au lendemain de l’annonce d’un remaniement au sein du gouvernement centrafricain par la présidente de la transition Catherine Samba-Panza, est de se donner encore du poids pour pouvoir garder ou avoir quelques postes stratégiques dans le pays.

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Le mouvement rebelle ne compte pas perdre du terrain et espère intégrer ce nouveau gouvernement. Ainsi, il s’est permis de menacer les autorités centrafricaines de « marcher une fois de plus sur Bangui ou de mettre en action la menace de la partition du pays, » en cas de leur non-intégration au sein de la nouvelle équipe gouvernement.

© Oeildafrique.com

 


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1 commentaire

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  1. Djekorgee dainyoo Salomon
    Djekorgee dainyoo Salomon 12 mai, 2014, 05:18

    Cette situation va de mal en pire.

    Répondre à ce commentaire

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