Tchad: Les syndicats de la compagnie pétrolière chinoise CNPCIC dénonce des licenciements abusifs

Tchad: Les syndicats de la compagnie pétrolière chinoise CNPCIC dénonce des licenciements abusifs

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pétrolier dans le sud du Tchad

|Archives

Sanctionnée il y a quelques semaines par le gouvernement tchadien non-respect des règles environnementales, la compagnie pétrolière chinoise CNPCIC n’a visiblement pas digéré cette sanction et cherche à le prouver aux autorités tchadiennes à travers des licenciements. Les syndicats des entreprises sous-traitantes de la compagnie expliquent que la société chinoise cherche à se venger du gouvernement tchadien.

En effet, quelques semaines après la sanction du gouvernement Tchadien, la CNPCIC a décidé de réduire son effectif en licenciant des employés. Ces derniers jours, elle a adressé des lettres de licenciement à plusieurs employés des entreprises de sous-traitance. D’aucuns concluent immédiatement à des représailles de la part de la société chinoise qui exploite le pétrole dans le bassin pétrolier de Koudalwa.

Le projet de limogeage a été fait valider par les employeurs à l’Inspection du travail par mesure de précaution. Ainsi, plusieurs centaines de travailleurs, employés par plusieurs sous-traitants de la Compagnie nationale chinoise ont reçu des lettres de fin de contrat.

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Ce qui est marrant pour les syndicats est que les entreprises ont continué à recruter en même temps qu’ils licenciaient des tchadiens. L’inspection du travail est accusée de ne pas associer le ministère du Pétrole à la démarche.

« Les sociétés chinoises qui exploitent le pétrole sur le site de Koudalwa, ont un problème économique. Ils continuent de recruter les nouveaux, et les envoyer sur le site. L’inspecteur n’a pas approché le ministère du Pétrole pour voir sa position. Normalement, ils doivent se concerter pour certaines décisions. Nous sommes en train de traverser une crise », a expliqué Lagmet Harge est un des délégués du personnel au micro de RFI.

Les syndicats appellent le gouvernement à agir parce qu’ils estiment qu’en licenciant de la sorte, les entreprises chinoises se vengent de la suspension de leurs activités.

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« Nous demandons au gouvernement de prendre le problème en main parce que la situation s’empire. Faute de quoi, nous serons obligés de nous défendre autrement », a insisté Lagmet Harge, le délégué syndical.

© Oeildafrique.com

 


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